‹ Manuel de petite chirurgie [electronic resource]Chapitre 2 sur 256 · DES INSTRUMENTS · texte numérisé non relu

DES INSTRUMENTS

Les instruments- dont il a le plus souvent besoin sont renfermés dans un portefeuille appelé trousse. La trousse doit contenir : \° deux paires de ciseaux à pointes mousses, une droite, l'autre courbée sur le plat; 2" une pince à anneaux; 3° une spatule; 4° un stylet aiguillé; 6° un stylet cannelé; 6° un porte-mèche; 7° une pince à disséquer ; 8° une sonde cannelée ; 9° une sonde d'homme et de femme; 10° trois bistouris, un droit, un convexe, un boutonné; 1 1" un lénaculum ; W un porte-pierre garni de nitrate d'argent fondu; 13" un rasoir; 14" des lancettes pour pratiquer la saignée ou pour v^acciner. Nous recommandons encore aux chirurgiens d'avoir toujours dans les poches de leur trousse du fil, quiîlques aiguilles, dos épingles, du 111 tiré, du talfelas d'Angleterre, des aiguilles à suture.

r Ciseaux. — Les ciseaux sont trop connus pour qu'il soit nécessaire d'en donner une description. On se sert de ciseaux de

formes dh erses; les seuls employés dans les pansements sont les ciseaux droits (fig. -1) et les ciseaux courbes sur le plat; tous deux doivent être mousses à leur extrémité.

J Charrière a modifié très-heureusement le mode d articulation de ciseaux ; il a remplacé la vis par un tenon rivé sur une des brandies, l'autre branche présente une perforation elliptique, dans la dépression de laquelle se place la tête du tenon. Cette perforation est dirigée de telle sorte qu'elle ne peut recevoir le tenon ou l'abandonner que dans le plus grand écarlement possible des ciseaux. Cet écarlement n'étant jamais utile, m même possible dans les diverses opérations que l'on doit pratiquer avec les ciseaux, il en résulte que les deux branches sont aussi solidement fixées que par l'ancien système.

Cette modification présente plusieurs avantages : 1° Les branches sont toujours parfaitement unies, ce qui n'existait pas, puisque au bout d'un certain temps la vis se desserrait et les ciseaux ne pouvaient plus fonctionner. 2° La possibilité de désarticuler les branches permet de les nettoyer dans leur articulation, et de prévenir ainsi la formation de la rouille, qui altère les lames et le jeu de l'articulation. 3° Grâce à la suppression des entablures, on peut superposer les lames des ciseaux droits, qui de cette manière tiennent beaucoup moins de place dans la trousse.

La même moditication a été apportée au mode d'articulation des pinces à anneaux dont nous avons représenté, dans la figure 2 les deux branches superposées.

La figure 1 bis représente une lame de ciseaux isolée.

2° Pinces a anneaux (fig. 2). — Les pinces à anneaux sont formées par deux branches croisées comme des ciseaux ; ces deux branches sont semblables : planes sur les deux faces qui doivent être en contact l'une avec l'autre, elles sont arrondies sur leurs trois autres faces; une des extrémités présente, comme les pinces, de petites dentelures qui doivent s'engrener lorsque les pinces sont fermées; à l'autre extromilé se trouve un anneau pour chaque branche de la pince : ces anneaux doivent recevoir le pouce et le médius ; le doigt indicateur, étendu sur les branches, sert à les diriger. Ces pinces sont destinées à enlever les pièces de pansement salies par le pus ou le sang, à porter sur les plaies des boulettes de charpie afin de les nettoyer, à faire pénétrer des topiques dans les trajets lisluleux; eufiu, à extraire les corps étrangers introduits dans les tissus.

POLHET.DLL • A.JOURUAJi

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