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RÈGLES A SUIVRE DANS LES INCISIONS

niêreune douleur assez grande au malade. Ce précepte est bon; mais il faut remarquer que le sang qui s'écoule de l'incision supérieure coule vers les parties déclives et empêche le chirurgien de voir convenablement; d'ailleurs la douleur n'est pas tellement considérable et ne dure pas si longtemps, qu'il faille lui sacrifier un procédé qui a l'avantage incontestable de rendre l'opération plus facile et plus sûre, en permettant au chirurgien d'apercevoir parfaitement les points sur lesquels il porte l'instrument tranchant.

11 arrive quelquefois que l'on marque avec de l'encre la ligne que doit suivre le bistouri. Cette précaution est complètement inutile, à moins que Tonne fasse l'opération dans des régions où la lésion de quelque organe important pourrait causer des accidents graves ; d'ailleurs la ligne d'encre ne sert pas à grand chose même dans ces circonstances.

5» V incision ovalaire, ou mieux en raquette, dont on fait un si fréquent usage dans les amputations, n'est autre chose qu'une incision en V, dont les deux branches sont réunies par une incision courbe.

6° Quant aux incisions en croissant, elles sont moins souvent pratiquées que les précédentes ; nous ne nous y arrêterons pas ; il est d'ailleurs facile de comprendre comment, elles doivent être faites en se conformant aux préceptes que nous avons donnés lout à l'heure.

3" Résumé des règles à suivre dans les incisions.

i ° Le bistouri doit être bien tranchant, bien propre ; sa pointe doit être très-acérée, afin que la section des parties cause le moins de douleur possible, et qu'il ne reste pas dans la plaie de corps étrangers qui pourraient en augmenter l'irritation. On a conseillé de graisser l'instrument afin qu'il coule mieux dans les parties; cette pratique est à peu près inutile ; une main habile fait glisser le bistouri très-rapidement sans qu'il soit besoin de l'oindre d'un corps gras. On a encore conseillé de tremper la lame du bistouri dans l'eau chaude : je ne sais jusqu'à quel point cela est nécessaire. Il est bon cependant d'élever la température de l'instrument à la tempérture du corps ; en effet, s'il ne coupe pas mieux du moms il cause moins de douleur, car, outre la douleur résultant (le aclion de l'instrument Iranchani, le malade n'éprouve point celle produite par le contact d'un corps froid avec ses tissus.

INCISIONS

2° Les parties sur lesquelles seront faites les incisions doivent être convenablement tendues.

3° Les incisions doivent être dirigées de telle sorte que l'instrument tranchant ne blesse que le nnoins possible de vaisseaux ou de fdets nerveux, que les cicatrices soient aussi peu difformes que possible, et qu'elles ne puissent être tiraillées parla contraction des muscles ou par les mouvements du malade.

4° Le bistouri sera conduit en sciant, car il coupe plus facilement que si l'on se contentait de presser sur les téguments, et les incisions sont moins douloureuses.

5° Les incisions doivent être faites aussi rapidement qu'il est possible, sans compromettre la sûreté de l'opératioa, alin d'abréger la douleur qu'éprouvent les malades.

6° Du premier coup on donnera aux incisions toute la longueur qu'elles doivent avoir : quant àleur profondeur, cela est souvent impossible, quand on opère en avant de parties dont la blessure ferait courir des dangers au malade. D'ailleurs, les incisions audessous de la peau sont bien moins douloureuses que celles qui sont faites aux téguments. Les incisions trop longues causent au malade des douleurs inutiles ; celles qui sont trop courtes n'atteignent pas ou atteignent mal le but que l'on se propose en les pi^atiquant.

7° Les incisions seront commencées sans queues et terminées de même ; car celles-ci sont douloureuses et complètement inutiles.

8" La lame du bistouri doit toujours couper la peau perpendiculairement à sa surface ; les incisions en biseau sont inutiles, plus douloureuses et guérissent moins vite.

9» Le bistouri sera dirigé de telle manière qu'il ne pénètre pas plus profondément que la maladie ne l'exige, et il ne faut jamais faire d'ec/ioppces, par lesquelles l'opérateur, ses aides et le malade lui-même pourraient être blessés.

10° Quand deux incisions doivent se toucher par un point commun, la seconde doit toujours se terminer sur la première.

ir Quand deux incisions seront faites l'une au-dessous de l'autre, l'inférieure doit être pratiquée la première.

1 2° Lorsque l'on veut faire plusieurs incisions qui doivent se rencontrer, on commencera par la plus courte ; les autres qui doivent rencontrer la première, devant être faites en plusieurs temps, seront par cela même considérablement raccourcies. ^

13" Les incisions qui sont pratiquées dans le voisinage d'organes importants doivent cire faites lentement, couche par (îouclie. S'il existait préalablement une ouverture, elles seraient

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