SCARIFICATIONS
Les scarilicalions présentent une très-grande analogie avec les mouchetures ; je les place cependant dans un chapitre distinct, car il est important de no pas confondre ces deux espèces d'opérations. Les premières sont de simples piqûres faites avec un instrument tranchant, demanièreà produire une très-petite incision ; les secondes, au contraire, pénètrent dans les tissus à des profondeurs qui varient avec les lésions auxquelles on veut porter remède, et ont une longueur qui est très-différente et toujours proportionnée à l'étendue de la maladie.
On fait des scarifications sur toutes les parties du corps et même sur les membranes muqueuses engorgées. Dans les érysipèles phlegmoneux, on pratique de larges incisions pour fau-e évacuer une certaine quantité de sang et provoquer l'avortement de l'inflammation; on fait encore des scarifications pour faire
SECTIONS MOtiSSÈS.
évacuer des liquides infects accumulés dansl'épaissenr des parties sphacélées ; on les pratique sur les membranes muqueuses et surtout la langue^ pour en diminuer l'engorgement inflammatoire. Toutes ces scarifications doivent être faites avec le bistouri tenu en cinquième position. Nous décrirons plus loin les scarifications résultant de l'aclion d'un appareil spécial dit scarificateur (voyez Ventouses scarifiées).