ÉTUVE SÈCHE
g j 8 . — Des topUiMos entnloycs à l'état do gnz ou tic vapciii*.
1" Bains d'étuves. — « Les étuves sont constituées par des » espaces clos renfermant de l'air ou de la vapeur d'eau dont la » température est élevée au point de provoquer la transpiration » cutanée (1). »
Lorsque l'étuve ne contient que de l'air chaud , elle est dite sèc/ie; renferme-t-elle de la vapeur d'eau, l'étuve est dite humide.
A. Éluve sèche. — Les appareils destinés à donner des bains d'air chaud varient beaucoup. En général , il est préférable que le malade ait la tftte hors de l'étuve, de façon que la haute température du milieu dans lequel plonge le reste du corps n'influence pas directement la respiration et la circulation.
On peut employer un fauteuil ad hoc où s'assied le patient, et au-dessous duquel on met une lampe à alcool à deux, trois ou quatre becs. Le siège du fauteuil doit être suffisamment garni pour empêcher l'action trop vive et trop directe de la lampe. Des couvertures de laine tombant jusqu'à terre, et soutenues par des cerceaux, enveloppent le malade, dont les pieds reposent sur un escabeau en bois percé de trous.
On pourrait encore se servir d'une baignoire vide dans laquelle on disposerait un cadre pour coucher le malade, et une lampe à alcool. Le tout serait recouvert d'une couverture de laine.
Lorsque le sujet ne peut se lever, on soulève les couvertures de son lit au moyen de cerceaux , et on fait arriver l'air chaud dans cet espace vide. Dans ce cas, le lit fait l'office d'étuve. Toujours est-il qu'il faut avoir soin de garantir lés couvertures par des toiles cirées, pour éviter qu'elles ne s'imprègnent d'humidité. De plus, lorsque la température de l'air chaud est assez élevée, il faut placer le tube conducteur dans un autre tube plus large , de façon que le premier de ces conduits ne soit pas en rapport direct avec les draps. Le tube conducteur se termine au dehors par une sorte d'entonnoir, au-dessous duquel on fait brûler une lampe à alcool. Cette manière d'administrer les bains d'air chaud est généralement usitée dans les hôpitaux.
Plus exceptionnellement, l'appareil n'est autre qu'une boîte de bois offrant à sa partie supérieure un trou qui laisse passer la
(t) A. Tarlivcl, in Dicl. encycl. des se. mcd., l. VIII, p. 180, 1868.
JAMAIN. 7
HO DES MÉDICAMENTS TOIMQUES
lôte, et à sa partie inférieure un autre Iroii donnant passage au tube qui conduit dans la boîte l'air préalablement échauffé par la lampe.
Ajoutons que ces divers moyens d'administrer des bains d'air chaud s'emploient aussi pour les bains de vapeur et pour les fumigations de matières médicamenteuses. Dans ces cas, le tube conducteur amène soit de la vapeur d'eau, soit des'vapeurs alcooliques, mercurielies, etc.
La température des bains d'air chaud peut varier de 35 à 75 degrés; toutefois, il paraît prudent de ne pas dépasser 45 degrés centigrades (Tartivel). La durée de ces bains varie d'une demi-heure à trois quarts d'heure , rarement une heure.
Pans quelques cas, après le bain, on administre au malade une douche générale en pluie, à la température de 40 à degrés. Celle-ci a l'avantage d'enlever l'excès de calorique et d'abaisser la température animale au-dessous de son état normal, et si la température de l'étuve n'a pas été portée trop haut, la douche froide, ou l'immersion dans un bain froid, produit au patient une sensation extrêmement agréable.
Pendant le bain d'air chaud, on peut faciliter la transpiration en buvant toutes les dix minutes, par exemple, un demi-verre d'eau fraîche.
Ces bains sont utiles dans le rhumatisme chronique, dans le l-humatisme articulaire aigu , dans les affections chroniques des organes thoraciques et abdominaux, dans le tétanos, etc., en fait , toutes lés fois qu'il y a indication d'exciter une sécrétion abondante de la sueur.
B. Éltive humide. Bains de vapeur. — Ces bains peuvent être locaux' ou généraux, et dans ce dernier cas il faut en distinguer deux formes principales : le bain d'éluve, dans lequel le corps est plongé tout entier dans la vapeur d'eau, et le bain par encaissement, ainsi appelé parce que le corps seul est mis en contact avec la vapeur, la tête pouvant être maintenue au dehors (Tartivel).
Les appareils destinés à administrer les bains de vapeur ne sont autres que ceux qui ont été décrits à propos des bains d'air chaud. Le tube COnduCtetir est en rapport avec un générateur de vapeur et présente un robinet destiné à en régler le débit. L'espace dans lequel on plonge le malade peut être une chambre, une caisse, un lit, etc.; toutefois, il faut encore ajouter un tube destiné à l'écoulement de la vapeur condensée, et sè servir d'un thermomètre poui' connaître la tempél-ature du bain.