CHAPITRE XXI
DE L AKIDOPEIRASTIQUE,
, Ce nom a été donné parTIi. Middekiorpf (de Breslau) à une méthode d'exploration à l'aide des instruments piquants. D'ailleurs si le nom est nouveau, la méthode est fort ancienne et date trèsprobablement des premières applicalions faites en Europe de l'acupuncture.
Lors qu'il s'agit de déterminer la présence d'un liquide situé à une plus ou moins grande profondeur, nous avons déjà dit qu'on pratiquait des ponctions soit avec le bistouri, soit avec le lin trocart explorateur de Récamier ; nous n'avons pas à y revenir. Souvent on n'emploie qu'une simple aiguille et elle sert à déterminer, dans de certaines limites, la nature de la production morbide qu'on explore et sur laquelle on avait quelques doutes. Il suflii en effet de faire décrire un mouvement en cercle à la partie de l'aiguille qui fait saillie hors des téguments, pour reconnaître si sa pointe est plongée dans un tissu, résistant, mou ou même dans un milieu liquide. '
Nous avons pu voir Irès-fréquemment M. le professeur Gosselin laire usage d'aiguilles ou d'épingles ordinaires pour assurer ou éclairer un diagnostic.
D'un autre côté, Malgaigne avait préconisé l'emploi des aiguilles à acupuncture pour déterminer avec exactitude la position des extrémités osseuses déplacées dans les luxations, ou même dans les fractures^d'un diagnostic difficile.
Des corps étrangers, des séquestres pourront être encore diagnostiques, grâce à l'emploi d'aiguilles plus ou moins lono-uesnous ne pouvons que signaler cet emploi des ponctions explora-
Lorsque la tumeur à propos de laquelle on doit prendre un paru est de nature suspecte et solide, on a pensé souvent
DE L'AKIDOPEIRASTIQIIE.
à en enlever un petit morceau par une sorte de ponction, de façon à pouvoir soumettre ce fragmenta l'examen microscopi(iue. C'est dans ce but que furent inventés un certain nombre d'instruments, tels que le trocart à harpon de Kùss (de Strasbourg), le trocart terminé par une sorte de tire-bouchon, ou kéleciome di* M. Bouisson (de Montpellier) , le trocart emporte-pièce de M. Mathieu, etc.
Fio. STO. — Trocart emporte-pièce de M. Mathieu.
Ce dernier se compose d'une pointe de trocart A, dont la base présente une fenêtre B (fig. 370).
La canule est munie d'un bord tranchant. L'mstrumen introduit dans les tissus, on fait reculer la canule vers le manche, une petite partie de la tumeur s'engage dans la fenêtre B; on pousse alors la canule en avant, d'où la section nette des parties engagées dans la fenêtre et la possibilité de les ramener au dehors.