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FRONDES

Les frondes servent donc de moyens contentifs, et sont destinées à remplacer d'autres bandages dont Tapplicatioa est longue ou pénible pour le malade.

i° Fronde de la tête.

La fronde de la têle se compose d'un linge plein, assez long I pour embrasser le menton, les parties laléralesdela face, et pour I être fixé sur le sommet de la tête. Les deux extrémités de la \ pièce de linge sont coupées de manière à former trois chefs de . chaque côté. Ce bandage est désigné quelquefois sous le nom de ; bandage de Galien ou des pauvres.

Pour l'appliquer, on place le plein en travers sur le sommet de ; la tête, de manière que les chefs moyens pendent sur les oreilles, I les chefs antérieurs sur les côtés du front, les postérieurs vers l'occiput. Les chefs moyens sont noués sous le menton; les antérieurs sont conduits à l'occipnt, où ils sont fixés ; les postérieurs sont entre-croisés au front et fixés à l'aide d'une ou de deux épingles.

Ce bandage remplace avantageusement le grand couvre-chef. 2° Fronde oculaire.

Pour préserver les j'eux après les opérations, M. Liebreich a proposé un appareil, sorte de fronde assez commode et très-simple que nous représentons ci-contre.

11 se compose d'un bandeau élastique, ordinairement de tricot, offrant à l'une de ses extrémités deux bandes. L'une, presque verticale, doit passer sur le sommet delà têle; l'autre, horizontale, entoure l'occiput. Ces deux bandes sont réunies à leur extrémité sous un angle aigu et prolongées par un Hen.

DES BANDAGES

A l'autre extrémité du bandeau est fixé un ruban, qui vient se nouer a,vec celui qui prolonge les deux bandes (lig. U5).

A l'aide de ce bandage, les pièces d'appareil, appliquées sur les yeux, ne peuvent se déplacer. Kn outre, fiour renouveler le

FiG. 145. — Fronde oculaire appliquée.

pansement, il suffit de dénouer les rubans sans pour cela déranger en rien le malade, ce qui constitue un certain avantage.

3° Fronde du menton.

La fronde du menlon est, comme celle de la tête, composée d'une pièce de linge coupée à ses extrémités, de manière à former deux (Gerdy) ou trois chefs de chaque côté ; elle est destinée à remplacer le bandage que nous avons désigné sous le nom de cheveslre. Le plein de la fronde est placé sous la mâchoire inférieure. Les chefs sont appliqués, les moyens sur le sommet de la (été, les antérieurs passent sur les tempes, les postérieurs sont dirigés vers l'occiput.

L'appareil de M. Bouisson pour les fractures de la mâchoire

SUSPENSOmS. 241

inférieure n'est, en définitive, qu'une espèce de fronde à chefs élastiques (voy. Appareils de [raclures).

k° Fronde de l'aisselle.

La fronde de l'aisselle remplace le spica de l'aisselle. Ce bandage se compose d'un linge plein assez grand pour aller d'une aisselle à l'aisselle du côté opposé et s'y nouer; chaque extrémité de la pièce de linge est taillée de manière à former deux chefs. Pour l'appliquer, on place le plein de la fronde dans le creux de l'aisselle; les chefs inférieurs vont se nouer dans l'aisselle du côté opposé , en passant, l'un en avant sur la poitrine, l'autre en arrière, sur le dos. Quant aux chefs supérieurs, ils passent en avant et en arrière du cou, et viennent se réunir sur l'épaule opposée au côté malade.

Nous n'insisterons pas davantage sur les diverses espèces de frondes; il est facile de comprendre les différents usages que l'on peut faire de ce bandage; il nous suffira de mentionner encore :

La fronde du genou, dont on applique le plein dans le creux du jarret, et dont les deux chefs sont ramenés en haut sur la partie inférieure de la cuisse, en bas sur la partie supérieure de la jambe.

La fronde de l'épaule, appelée encore èpaulotle , dont le plein est appliqué sur l'épaule et les chefs conduits et fixés, les uns dans l'aisselle correspondante, les autres sous l'aisselle du côté opposé.

La fronde du poignet, dont le plein est appliqué sur le poignet et les chefs noués autour de la main d'une part, et d'autre part autour de la partie inférieure de l'avant-bras, etc.

§ 4. — Snsiicnsoirs.

Les bourses ou suspensoirs sont des bandages destinés à maintenir des topiques appliqués sur des parties saillantes, ou à soutenir des organes qui, en raison des tiraillements qu'ils exercent par leur propre poids, peuvent causer de la gêne ou même de la douleur.

Le suspensoir du nez a reçu le nom à'cpervier; il forme une espèce de T dont la branche transversale s'applique sur

JAMAIN. — Petite chir. 5e édit. H

DES BANDAGES

la lèvre supérieure et va s'attacher derrière la tête. La bande verticale présente à son extrémité inférieure et adhérente une petite bourse dans laquelle le nez se trouve reçu. Cette hande passe sur le sommet de la tête, vase lixer à la région occipitale, sur la bande transversale.

Le smpensoir des bourses est une petite poche qui contient le scrotum. 11 présente à sa partie supérieure une ouverture qui donne passage à la verge ; à son extrémité inférieure sont cousus deux sous-cuisses qui vont se fixer en arrière ou sur les côtés. Cette petite poche est maintenue par une bande transversale qui passe autour du tronc, sur les faces latérales des os des lies.

On fait également un suspensoir des mamelles ; mais il est peu employé, et on le remplace avec avantage par un corset bien fait et peu serré ; toutefois, le suspensoir est plus solide que la fronde des mamelles.

§ 5. — Caincs.

Ce sont des bandages en forme de doigt de gant , destinés à recevoir les doigts, la verge, les orteils ; ils servent à maintenir les pièces d'appareil sur ces organes et à les préserver du contact des agents extérieurs. Ils sont fixés aux organes environnants à l'aide dé deux petits cordons qu'on noue ensemble. Ainsi , la gaîne des doigts est fixée par deux cordons noués au poignet : dans celle des orteils, les cordons sont noués autour de l'extrémité inférieure de la jambe ; dans celle de la verge, ils sont noués autour du bassin.

Un certain nombre de ces gaines sont fabriquées avec du caoutchouc vulcanisé, en particulier celles qui ont pour but de protéger les blessures des doigis du contact des matières septiques provenant de la putréfaction des cadavres.

§ 6. — iinn<lnge[>t lacés et boucles.

Les bàndages bouclés ou lacés sont ceux qui sont formés de pièces de linge ou de peau, etc., que l'on fixe au moyen de lacets ou de boucles qui reçoivent les lanières de cuir, etc. Ce sont : le bandage lacé du bras, que certains malades portant un vésicatoire en permanence appliquent sur les pièces de pansement a

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