BANDAGES EN T
recouvrir le pli de l'aine, son plus long côté lourné en dehors, et la bande fixée au sommet de l'angle, conduite autour de la cuisse de dedans eu dehors, est attachée sur la partie antérieure de la bande transversale.
Ce bandage est très-utile pour maintenir un pansement sur la
FiG. 142. — Bandage en T de l'aine.
région inguinale : si l'on voulait exercer une certaine compression sur celle région, ou si l'on craignait que le malade ne fût pas assez docile, on remplacerait ce bandage par celui décrit plus haut sous le nom de spîca de l'aine.
FiG. 143. — T perfore de la main.
c. — Enfin le Tperforé de la main ou du pied est formé d'une bande transversale fixe qui doit faire le tour du poignet ou de Tarticulaliun tibio-larsienne, et d'une pièce de linge a>sez large pour couvrir la main ou le pied, cousue sur le bord de la bande trans-
DES BANDAGES
versale et percée d'atitanl de irous qu'il est nécessaire «ourlais ser passer les doigts ou les orteils malades.
L'application de ce bandage est extrêmement simple : on fixe la haride transversale, puis la pièce de linge verticale est ramenée, a la main, de la face palmaire à la face dorsale, au pied de la face dorsale à la face plantaire, après que l'on a eu soin d'engager les doigts dans les ouvertures, et enfin fixée sur la bande. Cet appareil maintient assez solidement les pièces de pansement dans la paume ou sur le dos de la main, sur le dos du pied ou à sa face plantaire.
§ «. — Uandnges en croix.
Le bandage en croix est celui dont l'ensemble représente une croix ; il peut être simple ou double. Nous avons déjà dit un mot du bandage en croix double en décrivant le bandage en T, aussi croyons-nous inutile d'y revenir.
Le bandage en croix de la tête se fait avec deux bandes qui se coupent perpendiculairement ; il est peu employé.
§ 3. — Frondes.
Les frondes sont des bandages dont la forme rappelle jusqu'à un certain point celle de la fronde des anciens guerriers ; elles se composent d'une pièce de linge fendue à ses deux extrémités en deux ou trois lanières, arrivant jusqu'à deux ou trois travers de doigt de son milieu. Chaque lanière a reçu le nom de chef; la partie moyenne porte le nom de plein.
La fronde est dite s/mp/e quand, sur les deux côtés opposés d'un linge carré, on a cousu un chef débande ou une compresse longuette ; elle est double quand deux chefs de bandes sont cousus sur deux des côtés parallèles, ou quand un linge carré, une compresse longuette est fendue en deux lanières. La compresse est-elle divisée en trois chefs par deux sections parallèles, la fronde est triple; enfin elle est quadruple, quand, à chaque extrémité du linge plein, existent quatre lanières.
La fronde sert à maintenir les pièces d'appareil sur les parties malades. Le plein doit assujeltir les topiques, par conséquent doit être appliqué sur la plaie ; les chefs sont diriges dans divers sens et attachés ensemble par des nœuds, ou fixés par des épingles.