ATTELLES
Dans quelques cas on se sert aussi d'attelles en bois formées de plusieurs pièces réunies par leurs bords (fig. 146,0, G), elles ont l'avantage de pouvoir prendre plus facilement la forme du membre sur lequel on doit les appliquer. Du reste cet assemblage des attelles a été utilisé pour les atlelles en fd de fer (fig. 4 47); de celte façon on peut avec facilité immobiliser, provisoirement au moins, les fractures, d'où leur utilité pour le transport des blessés en campagne.
Fig. 140. — AlloUes et coussin.
Enfin dans ces dernières années on a employé des atlelles en gntta-porclia qui peuvent être en quelque sorte moulées sur le membre malade.
On se sert quelquefois d'attelles coudées, suivant leur longueur et dans la direction de leur face : telle est V attelle cubitale de Dupiiytren, pour la fracture de l'extrémité inférieure du radius. D'autres sont aussi coudées suivant leur longueur, mais dans la direction d'un de leurs bords : telle est Valtelle coudée de
APPAREILS DE FRACTURES
Blandin, plus usitée que l'altelle cubitale de Dupuylren, pour les fractures de l'extrémité inférieure du radius. Enfin, quelquesunes sont courbées suivant leur largeur : ce sont des attelles di; fd de fer, de fer-blanc ou de tôle. Lorsque celles-ci ont une largeur assez considérable, elles ont reçu le nom de (joulUères.
Quelques attelles présentent une largeur assez grande : les unes, ayant à peu près la forme d'une main, ont reçu le nom de palellcs, les doigts y sont grossièrement taillés ; cette palette
Fio. 147. — .'Appareil à attelles métalliques développé.
sert dans les brûlures, afin de prévenir des cicatrices vicieuses nui plus lard entraîneraient la flexion permanente des doigis; les autres sont appelées semelles, elles représentent grossieremrnl la formedupied et servent surtout dans les fractures de la jambe en empêchant le renversement du pied.
Certaines attelles sont pe rcées de mortaises pltis ou moins nombreuses, ou bien sont ccbancrées à leurs extrémités : nous y reviendrons en décrivant les appareils à extension.
Lorsque, dans un cas pressant, le chirurgien manque d attelle., il peut y suppléer par des corps solides et soup es toiil a la foi. . c'est ainsi qu'il peut employer des écorces d'aHjres, des t.ges de bottes coupées en lanières assez larges, etc. Lnfin, en plaç. ni une petite briguette d'osier ou de toute autre plante au cent e d'un petit faisceau de paille, et en maintenant le tout p i i n lien spiral, on forme les vrais fanons exclusivement emploies autrefois au lieu d'attelles, dans le traitement des fractures.