‹ Manuel de petite chirurgie [electronic resource]Chapitre 67 sur 256 · APPAREILS DE FRACTURES · texte numérisé non relu

APPAREILS DE FRACTURES

Des lacs sont attachés aux quatre coins du hamac, et l'on étahlit la suspension en les fixant aux barres longitudinales du lit du malade, lorsqu'on dispose ces appareils dans les hôpitaux. On conçoit qu'en ville on peut utiliser, à cet effet, le ciel du lit ou bien une barre de bois placée exprès et fixée au mur. Dans quelques cas, lorsque surtout les malades sont agités, ont du délire, on termine chacun des liens suspenseurs par un anneau de caoutchouc, et l'on maintient le membre posé dans le hamac à l'aide d'une ou de plusieurs compresses longuettes. Grâce à ces pré' cautions, le membre est toujours en rapport avec le hamac, et s'il s'agit d'une fracture, les fragments osseux ne courent pas le risque d'être brusquement déplacés.

M. Cusco a proposé de remplacer les attelles de bois qu'on fait pénétrer dans les coutures du hamac par des attelles de cuivre, ce qui donnerait un peu plus d'élégance à l'appareil, mais nuirait à sa solidité (Bouyon).

Les avantages de ce mode de suspension sont considérables; ils laissent dans une certaine limite toute liberté d'action au malade ; l'irrigation continue peut être appUquée facilement ; leur usage n'exclut en rien l'emploi des autres appareils de fracture ; enfin, ils immobilisent autant que possible les os fracturés.

Dans les cas où l'on a affaire à une fracture compliquée de plaie, M. Cusco immobilise le membre dans une demi-gouttière plâtrée, et place ensuite celle-ci dans le hamac-fanon; la simplicité de ce mode de pansement des fractures et même de toutes les lésions des membres doit le faire vivement recommander à l'attention des praticiens.

En Angleterre, on a l'habitude de soutenir les appareils de suspension au moyen de cordes, munies de poulies, qui roulent sur une tringle, de sorte que le membre peut facilement se mouvoir dans son entier, sans le moindre inconvénient.

Tel est l'appareil de Salter (1), constitué par un cerceau de lil de fer assez fort, en haut duquel est un rail sur lequel glisse une sorte de chariot formé de deux roulettes reliées entre elles, et qui supporte un crochet auquel vient se lixer la chaîne qui soutient le hamac. Celui-ci est formé de deux attelles latérales réunies à leur partie moyenne par un arc métallique sur lequel se fixe la chaîne de suspension; le fond du hamac est forme par de larges bandes de caoutchouc ou de toile, séparées les unes des autres.

(1) In Gaujot, loc. cit., p. 202.

APPAREILS A SUSPENSION. 339

4° Epinarthécie. — On peut citer, comme se rapprochant du mode de suspension obtenu à l'aide des hamacs, l'emploi de l'attelle antérieure de M. N. R. Smilh (de Maryland) (1).

Cette attelle, représentée fig. 204, constitue un long châssis

FiG. 204. — Allelle anlcrieure de M. N. R.Smiili.

étroit, construit à l'aide d'un seul fil de fer A, assez épais et résistant, et présentant deux branches transversales ; cette attelle est surtout destinée au traitement des fractures du membre inférieur; elle doit avoir environ 1 mètre de longueur, ce qui suffit pour que son extrémité supérieure atteigne le niveau de la crête iliaque et que son extrémité inférieure dépasse les orteils, la jambe et la cuisse étant préalablement fléchies. Le membre est suspendu au-dessous de cette attelle à l'aide de bandes, d'où le nom â'épinarlhécie qu'on a proposé pour caractériser ce mode de traitement des fractures (2). L'attelle doit être infléchie, do manière à présenter deux angles rentrants au niveau du pli de l'ame et du cou de pied, et un angle saillant au niveau du genou, et,^ pour Im donner ces inflexions, on peut se servir de la pince spéciale représentée dans la figure 205.

Fie. 205. — rince pour couJcr l'altelle de M. N. R. Smilli.

Cette attelle, ainsi coudée, est enveloppée par des tours de bande, en ne laissant à découvert que les œillères B B qui ser vent a la suspension. On l'applique ensuite sur la face antérieure du membre fracturé, et ou la fixe dans celte position à l'aide de cmq larges bandes de diachylon B, B (fig. 206), qui entourent le

(1) Bull, de la Soc. de chirurgie, 2« série, 18G5, t. V, p. 298,

(2) Devignevielle, Thèse de Paris, 18G7. ' ' t*'

APPAREILS DE FRACTURES

membre et l'attelle. Une corde B, munie de deux crochets C, C, sert à la suspension.

Souventratlelleetlemembre sontentourés [tarunbandage roulé, ce qui vient encore augmenter la résistance des moyens de suspension, fait qui n'est pas à dédaigner, car, d'après M. Gaujot (1),

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