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conseillés pour maintenir en contact les diverses pièces qui constituaient les appareils de fracture. Rhazès, Albucasis, nous ont donné des formules qui ne laissent aucun doute à cet égard. Hugues de Lucques, Théodoric, Lanfranc, Guy de Cliauliac, imitant la conduite de leurs devanciers, a()plii|uaient également des appareils inamovibles. Nous n'insisterons pas sur ces faits, la nature de ce livre ne nous permettant pas d'entrer dans des détails historiques (1). Rappelons seulement qu'Ambroise Paré préconisait un mélange composé de farine de froment, de plusieurs espèces de résine et de blanc d'œuf ; que Moscali avait imaginé son éloupade constituée par des étoupes et des compresses trempées dans du blanc d'œuf battu ; que Ledran ajoutait aux blancs d'œuf du vinaigre et une poudre, soit de bol d'Arménie, soit d'amidon, soit de plâtre.
Les appareils inamovibles ont été de nouveau conseillés au commencement de ce siècle ; depuis ils ont été modifiés et perfectionnés par MM. Seulin, Velpeau, Laugier, Malhijssen et Van deLoo, Richet, Merchie, etc.
§ 1. — Appareil de liarrcy.
Il se compose d'un appareil de Scultet assez semblable, à celui que nous avons décrit plus haut, puisqu'il n'en diffère que par les attelles. Larrey les remplace par des fanons de paille, auxquels il donne la préférence, à cause de leur flexibilité qui leur permet de mieux se prêter à la configuration du membre, d'exercer une compression uniforme, et de prévenir les excoriations ou les eschares. Ouire les coussins dont nous avons déjà parlé, il emploie pour les fractures de la jambe, une talonnière semblable à celle que nous avons décrite dans l'appareil de Baudens. Pour les fractures du bras, il place la face postérieure du membre dans une gouttière de carton.
Le liquide agglulinatif consiste en un mélange deau-de-vie camphrée, d'extrait de Saturne et de blancs d'œufs battus dans
l'eau. ,. . , 1 <
L'appareil inamovible au blanc d'œuf est applique de la même manière que celui de Scultet ou que l'appareil à dix-huit chefs ; toutes les pièces de linge qui consliluenl le bandage sont mipreguées de liquide agglutinalif, les compresses placées au niveau de
(1) Voyez à cet égard H. Larrey, thèse de Paris, 1834, eiCli.Tardieu, thèse de Pari S;,
APPAREIL DE M. SEUTIN.
la fracture d'abord, puis les bandelettes séparées. Quand ces pièces du pansement sont mises en place, on pose la talonnière sous le tendon d'Achille, sa base correspondant au talon qui porte à peine; deux coussins de balle d'avoine, dits de remplissage, sont apposés sur les parties latérales ; un aide arrange la libiale, longue pièce de linge ayant la forme de l'appareil, dont les côtés sont accolés aux remplissages. Les fanons sont roulés dans le porleattelle ; toute la portion qui est au-dessous du pied est repliée sous la face inférieure de cet organe, afin de le soutenir lorsque cela est nécessaire. On termine par l'application des liens comme dans l'appareil à bandes séparées, enfin on met la bande plantaire, lorsque la fracture siège à la jambe.
Larrey conseillait son appareil pour toute espèce de fracture : les plaies, les contusions, n'étaient pas pourluides contre-indications. 11 en ajournait cependant l'application lorsque l'irritation des muscles s'opposait à la réduction, ou lorsque la tuméfaction et l'inflammation étaient trop considérables.
L'appareil devait rester appliqué pendant tout le temps jugé nécessaire à la consolidation de la fracture ; il ne devait être levé que lorsqu'il était mal mis, qu'il ne maintenait plus les fragments en rapport, ou bien lorsqu'il se développait des vers en trop grand nombre. Si le pus traversait le bandage, il était abstergé, et quelques compresses étaient appliquées.
Pour enlever l'appareil, après les avoir humectées avec de l'eau tiède, Larrey détachait les bandes une à une, s'il était possible ; dans le cas contraire, il les coupait couche par couche avec des ciseaux, en ayant soin de ne pas imprimer au membre de fortes secousses.
§2. — Apiiareilsi tiiiiMlunnéiS.