I. — Appareils de plâtre codlé
L'appareil de plâtre coulé semble avoir été imaginé par les Arabes ; cette substance était employée seule ou mélangée avec de la gomme et de la farine de riz, des blancs d'œufs, etc. Il
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paraît, dit Malgaigne (1), qu'il était vulgaire dans la haute Égypte, lors de l'expédition française dans ce pays.
En 1819, Hubenthal, inspecteur du service médical à Tver, généralisa l'application de cette méthode : voici comment il décrit son procédé d'application (2) : a Je fais d'abord, si cela est nécessaire, bien étendre le membre fracturé, soit par une machine à extension, soit par les mains d'un aide, et je tâche de remettre les extrémités des os déplacés dans leur situation naturelle. Cela fait, je frotte le membre avec de l'huile tiède, afin de prévenir l'adhérence des poils; j'enduis ensuite la partie inférieure de ce membre d'une pâte faite avec parties égales de plâtre et de papier brouillard réduits en bouillie avec une quantité suffisante d'eau. Ensuite, je fais tenir au-dessous du membre un morceau de carton courbé en gouttière, et je remplis de cette pâte et d'un seul coup tout l'espace compris entre le membre et le carton. Avant que la pâte soit devenue solide, je rends à l'aide d'un couteau ou d'une spatule le bord de celte moitié inférieure du moule tout à fait uni, et j'y fais plusieurs trous pour que la moitié supérieure s'y lie plus intimement. Je fais celle-ci en versant la pâle sur la face supérieure du membre, mais toujours après avoir graissé le bord de la moitié inférieure. Dans le cas où il a des plaies, je pratique au moule autant d'ouvertures qu'il y a de plaies... Ces deux moitiés sont unies par des bandes... » Elles peuvent, on le conçoit, être facilement séparées en cas de besoin. Malgaigne fait remarquer que dans cette description on ne dit pas comment on empêche la bouiUie de couler par les deux extrémités de la gouttière de carton, et il propose d'entourer le membre d'une serviette suffisamment fine au-dessus et au-dessous des points où l'on veut arrêter l'appareil.
Dieffenbach (3) a proposé l'appareil suivant. Une boîte de bois, avant la forme d'un carré long, un peu plus long que la jambe, d'une largeur telle que le membre ne touche nulle part sur les parties latérales, est complètement ouverte par en haut, et offre à la paroi qui regarde la cuisse une échancrure arrondie propre à recevoir, et soutenir la partie supérieure de la jambe.
(1) Malgaigne, Traité des f ractures et des luxations, t. I, p. 219.
Paris 1847. v
(2) Nouveau journal de médecine, par Béclard, Chomel, etc., t. V,
p. 212. Paris, 1819.
(3) Gazette médicale, 1832, p. 525,