APPAREILS DE M. LAFARGUE
nables. Au lieu d'employer des serviettes ou des pièces de linge, MM. Riehet et Tillaux préfèrent la tarlatane, dont on fait huit à dix doubles. Les bandes ainsi préparées sont trempées dans le plâtre liquide (parties égales d'eau et de plâtre) et bien imbibées; le membre étant maintenu et la fracture réduite, les attelles sont appliquées, et on les maintient à l'aide d'un bandage roulé jusqu'à ce qu'elles soient sèches. Plus tard il suffit de quelques bandelettes de diachylon pour soutenir tout l'appareil. • Ce bandage à attelles plâtrées s'emploie surtout pour la jambe ; on met alors une attelle postérieure et deux attelles latérales; la^ première est appliquée tout d'abord, puis les deux dernières. Du reste, l'attelle postérieure doit se recourber sous la plante du pied pour former une véritable semelle, et les deux attelles latérales doivent n'en constituer qu'une seule fort longue, dont le milieu appliquésous le pied maintient l'attelle postérieure, et dont les chefs sont situés sur les parties latérales de la jambe.
f En un mot, on place ainsi deux attelles, une postérieure et une transversale en étrier. Un bandage roulé embrasse le tout jusqu'à dessiccation, ce qui a lieu très-vite, et adapte exactement les attelles sur le membre fracturé. Au bout de quelques inslanis ce bandage peut être enlevé et remplacé par des bandelettes de
1; diachylon.
En résumé, cet appareil est d'un emploi facile et trouve très- H souvent son application ; aussi croyons-nous devoir le recoml mander aux chirurgiens.
M. Gusco a entièrement adopté le principe des attelles plâ- Li trees, et ce chirurgien combine leur emploi avec des appareils à i suspension ou hamacs-fanons, décrits précédemment (p. 337].
IV. — Appareils de M. [.afargue, de Saint-Émilion (plâtre et amidon).
Dans le but d'obtenir la consolidation immédiate des appareils de fracture, M. Lafargue, de Saint-Émilion, a proposé de faire usage a un mastic composé d'amidon et de plâtre pulvérisé Pour • Té parer ce mastic, M. Lafargue prend : 1° de l'empois encore Chaud, ayant la consistance du pus louable; plus épais stn gâchage avec le plâtre deviendrait impossible; 2" du plâtre calrécemment, car, s'il est vieux, il a attiré I numidité de 1 air et durcit avec une extrême lenteur.
On met dans une assiette deux ou trois cuillerées de plâtre at une égale proportion de colle d'amidon ; on les gâche enseuii le
APPAREILS DE FRACTURES
sans aucune addition d'eau : si le plâtre est gâché trop clair, c'est-à-dire s'il contient trop de colle d'amidon, il se coagule avec lenteur et n'acquiert pas une solidité suffisante ; s'il est gâché trop serré, c'est-à-dire si la colle d'amidon est froide ou trop épaisse, il se durcit trop vile et devient difficile à employer. Lorsque le plâtre est vieux, il faut gâcher serré, c'est-à-dire se servir d'une colle d'amidon plus épaisse qu'à l'ordinaire, mais toujours tiède. 11 est indispensable de ne préparer ce mastic qu'en petite quantité à la fois, et seulement à mesure qu'on l'utilise.