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DES TABLETTES

Extrait d'opium ^ 0,001

Carbonate de magnésie 0,100

Gomme adragante 0,008

Gomme arabique 0,016

Sucre pulv 0,858

1 gramme.

Cette formule étant connue, il ne reste plus qu'à multiplier chaque substance médicamenteuse par un chiffre quelconque, 200 grammes par exemple, pour avoir des tablettes exactement dosées.

Racine de beUadone pulv 1 gramme.

Kermès minéral 40 centigram.

Ipécacuanha pulv 2 grammes.

Extrait sec d'opium 20 centigram.

Carbonate de magnésie 20 grammes.

Gomme adragante pulv 1 gr. 60 cent.

Gomme arabique pulv 3 gr. 20 cent.

Sucre pulv 171 gr. 60 cent.

Alcoolé de vanille 3 grammes.

Eau q. s. pour des tablettes de. . . . 1 gramme.

Tablettes de kermès. ■

Kermès minéral 5 grammes.

Gomme arabique pulv 25

Sucre pulv 470

Teinture de vanille 8

Eau q. s. pour des tablettes de 1 gramme.

Une tablette représente 1 centigramme de kermès.

Nous avons modifié la formule des tablettes que nous avons adoptée, pour préparer les tablettes de kermès, parce que MM. Pouget et Boutigny ont reconnu que, préparées avec la gomn)e arabique , séchées promptement et renfermées dans des flacons convenablement bouchés , elles ne répandaient pas , après un certain temps de préparation , Fodeur de l'hydrogène sulfuré, qu'elles acquièrent toujours lorsqu'elles sont faites avec de la gomme adragante.

Celte odeur est due à la décomposition du sulfure antimonico-sodique, sel de Schlippe, que le kermès contient.

Quelques pharmaciens qui croient mieux faire que les autres, lavent le kermès qu'ils destinent a cette préparation avec de Tacide clilorhydrique très étendu, sans se douter qu'ils enlèvent à cet agent médicamenteux une partie de ses propriétés.

Quelques pharmacologistes pensent qu'il ne faut pas employer de fécule de pomme de terre ou d'amidon pour saupoudrer la pâte des tablettes, parce qu'on peut supposer que le pharmacien a remplacé une partie du sucre des tablettes par de l'amidon, et qu'il faut faire usage de sucre en poudre. Nous ne partageons pas cette opinion et nous disons même qu'il est impossible de bien préparer les tablettes en employant du sucre pulvérisé. On peut les préparer certainement, mais elles laissent beaucoup k désirer, et elles sont mal préparées pour quelqu'un de difficile.

D'ailleurs, si une personne suspecte la bonne foi d'un pharmacien , il doit avoir assez de patience pour rechercher l'amidon , etc., dans l'intérieur de la tablette.

Pour qu'on conçoive bien notre observation, nous ajouterons : La pâte des tablettes doit avoir une certaine mollesse, car sans cela la surface se fendillerait. En saupoudrant la pâte avec de la fécule, poudre douce et non rugueuse, la fécule absorbe un peu d'humidité, ne se dissout pas et permet à la pâte de ne point adhérer au marbre sur lequel on l'étend. La fécule permet encore, ce qu'il n'est pas possible de faire avec le sucre, de lisser la pâte en la frottant avec la main pendant qu'on agite , au-dessus de la pâte, un nouet qui contient de la fécule. Si Ton employait du sucre en poudre , cette opération serait impossible, parce que la poudre de sucre est trop ragueuse.

Art. XXXII. — Bes pastilles.

On a donné le nom de pastilles à des bonbons ou à des médicaments de forme hémisphérique, préparées avec du sucre et de l'eau , ou bien, avec du chocolat et des substances médicamenteuses.

Pour préparer pastilles avec le sucre et l'eau on pile le sucre, on le passe à travers un tamis de crin, puis à travers un tamis de soie, de manière à obtenir du sucre en petits grains. On met une partie du sucre dans un poêlon à bec, on verse un peu d'eau , on chauffe jusqu'à ce que le sucre soit fondu, on ajoute le reste du sucre, on mêle et l'on verse, goutte à goutte ce méiange, pendant qu'il est chaud, sur une plaque de fer-blanc. On facilite l'écoulement de la pâte avec une baguette de verre ou avec une tige de fil de fer. Pour réussir , il faut se servir d'un poêlon qui ait un bec à droite au lieu de l'avoir à gauche , parce qu'il est plus facile de faire tomber les gouttes avec la main droite qu'avec la main gauche; il faut encore que l'eau et le sucre que l'on fait dissoudre soient employés en quantité suffisante pour donner aux pastilles une consistance convenable.

Pour préparer les pastilles au chocolat, on pile du chocolat dans un mortier chauffé avec de l'eau bouillante, on mêle les substances médicamenteuses et l'on divise la masse en parties égales. On roule ces parties comme des pilules, on les pose à mesure sur des moules de fer-blanc et l'on frappe le moule sur une table. Si la température du laboratoire est élevée, si lé chocolat n'a pas eu le temps de se refroidir, on obtient des tablettes hémisphériques très bien faites. Si l'opérateur n'est pas très habile , s'il est long à diviser sa masse , le chocolat devient solide et il est obligé, pour arriver à un bon résultat , de chauffer légèrement les

moules qui contiennent les pilules de chocolat, jusqu'à ce que le chocolat ait acquis assez de mollesse , pour que ses molécules puissent glisser les unes sur les autres, lorsqu'on frappe le moule sur une table.

On a encore donné le nom de pastilles a des pilules qui sont préparées avec du suc de réglisse et qui sont aplaties avec un cachet, de manière à ressembler aux tablettes.

Pastilles de menthe.

Sucre granulé 110 grammes

Eau 15

Sucre grauulé 15

Huile volatile de menthe 1

Opérez comme nous l'avons indiqué.

Pastilles d'ipécacuanha au chocolat.

Chocolat 100 grammes

Ipécacuanha pulv 1

Opérez comme nous l'avons indiqué et divisez en cent pastilles. Chaque pastille contiendra 1 centigramme d'ipécacuanha.

Pastilles de Dubois.

Éponges calcinées et pulvérisées 10 grammes.

Carbonate de soude id 5

Cannelle id 2 gr. 50 cent.

Suc de réglisse. . . . id 35 grammes.

Gomme adragante. id 25 centigr.

Eau q. s. pour 100 pastilles.

Opérez comme nous l'avons indiqué. Une pastille représente 10 centigrammes d'éponge, 5 centigrammes de carbonate, 25 milligrammes de cannelle, 35 centigrammes de suc de réglisse.

On a proposé de remplacer le suc de réglisse par du sucre et de préparer ces pastilles comme les tablettes ; mais celte modification n'est pas heureuse, parce que les tablettes sont

DES SAGCHARURÊS.

très désagréables. Il faudrait, pour bien faire, remplacer le carbonate de soude par du bicarbonate. On pourrait encore employer l'éponge torréfiée au lieu de l'éponge calcinée.

Art. XXXXII. — ^es saccharures.

M. Béral a donné le nom de saccharures à des médicaments qui sont préparés avec du sucre et des teintures alcooliques ou éthéroliques. Les saccharures diffèrent des saccharolés pulvérulents , en ce que les saccharures contiennent les principes médicamenteux sous forme d'extrait alcoolique, éthérolique, etc., tandis que les seconds sont des mélanges de poudres.

Pour préparer les saccharures , on verse des alcoolés, des alcoolatures ou des éthérolés, etc., sur du sucre. On laisse évaporer l'alcool ou Téther et on pulvérise le sucre lorsqu'il est parfaitement sec. On peut encore employer des infusés, des décoctés, etc., faire évaporer la dissolution au bain-marie ou bien à l'étuve et pulvériser le produit de l'évaporation. Ce procédé n'est pas aussi bon que le premier, parce qu'il nécessite l'emploi d'une température assez élevée, et parce que le principe médicamenteux est exposé pendant longtemps au contact de l'oxygène de l'air.

Le dosage des saccharures est facile, puisqu'on sait toujours ce qu'un poids déterminé contient de substances actives. Parmi les avantages que présentent les saccharures, on peut citer les suivants. Ils remplacent très bien les agents thérapeutiques avec lesquels ils sont préparés ; ils se conservent très facilement; on peut les employer sans avoir besoin de faire des expériences cliniques spéciales.

Les saccharures doivent être conservés dans des flacons bien bouchés,

Art. :^XXïir. — ®es poudres.

On a donné le nom de poudres à des médicaments simples ou composés, préparés en réduisant les substances médicamenteuses solides en poudre plus ou moins ténue, ou bien en mélangeant plusieurs poudres simples.

Pour préparer les poudres simples, il faut suivre les procédés indiqués page 22. Pour préparer les poudres composées, on peut mêler exactement les substances médicinales pulvérisées dans un mortier ou les faire passer k travers un tamis, ou bien encore les agiter dans une boite. Les poudres doivent être conservées dans des flacons bien bouchés.

Il entre souvent dans la composition des poudres des substances médicamenteuses molles ou liquides, inodores ou odorantes, fixes ou volatiles. Si les substances molles ou liquides peuvent être desséchées, on procédera avec soin à leur dessiccation avant de les mêler. Si les substances sont odorantes, volatiles ou inodores, et incapables d'être desséchées, on les fait absorber à une portion de la poudre, et l'on mêle cette partie avec le reste de la poudre. Les poudres qui sont composées avec des substances volatiles ne doivent jamais être divisées en paquets. On peut les renfermer dans des flacons bouchés avec un bouchon de verre usé à l'émeri, mais on doit en préparer très peu à la fois, car le dosage de ces préparations n'est pas stable.

Si l'on veut faire des poudres avec des extraits, il faut toujours ajouter aux extraits, etc., de la poudre de réglisse ou une autre poudre inerte, afin que, si les extraits attirent l'humidité de l'air, ils ne soient pas absorbés par le papier.

Les poudres doivent toujours être dosées par prises, et l'on ne doit jamais faire diviser un poids d'une poudre qui appartient au système décimal par un diviseur du système duodécimal

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