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DES POUDRES

Poudre antigastralgique.

1 prise. 10 prises.

Carbonate de magnésie 40 centigr. 4 grammes.

Quinquina jaune pulv 20 2

Cannelle de Ceylan pulv 10 1

Extrait sec d'opium 1 10 centigr.

Une OU deux prises par jour. — Aigreurs. — Dyspepsie.

Poudre fébrifuge arsenicale (Boudin).

1 prise. 100 prises.

Acide arsénieux porph 5/10 de milligr. 5 centigr.

Sucre de lait porph. 5 centigr. 5 gramm.

Un paquet délayé dans un peu d'eau cinq à six heures avant l'accès.

Il serait préférable d'augmenter le poids delà poudre inerte, ou mieux de faire prendre l'acide arsénieux en solution.

Poudre antidiarrhéique.

1 prise. 10 prises.

Corne de cerf cale, et porph l gramme. 10 grammes.

Extrait sec d'opium 1 centigr. 10 centigr.

Réglisse pulv 1 gramme. 10 grammes.

Cinq paquets par jour dans un verre d'eau sucrée.

Poudre de Dower modifiée.

Sulfate de potasse pulv 35 grammes,

Nitrate de potasse id. ............ , 35

Extrait sec d'opium id , 10

ïpécacuanha id 10

Racine de réglisse id 10

Mêlez.

1 gramme de cette poudre représente : 35 centigrammes de sulfate, 35 centigrammes de nitrate, 10 centigrammes d'extrait d'opium, d'ipécacuanha et de réglisse.

1 gramme de poudre de Dower du Codex représente . 0=^ 36363 de sulfate et de nitrate, 02^09090, etc., d'extrait d'opium, d'ipécacuanha et de réglisse.

ART DE FORMULBR.

Art. XXXV. Bes pilules.

On a donné le nom de masse pi Maire h une pâte un peu ferme qu'on prépare en épistant dans un mortier des suiistances médicamenteuses auxquelles on ajoute du sirop, ou bien du miel, du sirop et de la gomme, du savon, de l'alcool, des teintures, une poudre absorbante, etc., etc.

Les masses pilulaires ne constituent pas des médicaments proprement dits, car elles ont besoin, pour être administrées aux malades, d'être divisées, à l'aide d'un pilulier (fig. 13 et Ik (1) ou de toute autre manière, en parties égales. Ces

Fig. 13.

Fig. 14.

(1) Les avantages de ce pilulier sont faciles à comprendre. Il n'a que vingt-cinq cannelures. Les bandes qui fixent la plaque de fer cannelée sur la planchette, ne dépassent que de 5 centimètres la largeur de cette plaque, et Ton peut, avec ce pilulier, préparer des pilules de tous les poids.

La partie mobile du pilulier et la planchette sur laquelle la masse pilulaire est réduite en rouleau sont garnies de glaces dépolies. Les glaces sont collées avec de la colle faite avec de la farine. La glace de la planchette est retenue en outre par les deux bandes qui fixent la plaque de fer cannelée sur la planchette.

DES PÏLULES.

parties ont reçu, suivant leur grosseur, le nom de pilules ou de bols.

La grosseur des pilules varie depuis le volume d'un grain de millet jusqu'à celui d'un gros pois; et celle des bols, pour les hommes, depuis le volume d'un gros pois jusqu'à celui d'une grosse aveline.

Cette division des pilules nous paraît complètement inutile ; car on ne doit jamais formuler de pilules, ni faire diviser de masses pilulaires, de manière que les pilules soient difficiles à avaler.

On peut croire, d'après la définition que nous venons de faire, que les masses pilulaires sont de toutes les préparations magistrales les plus faciles à exécuter, puisqu'il n'y à qu'à épister les substances médicamenteuses avec un peu de sirop, etc., et à diviser la masse qu'on obtient. Mais on reconnaît promptement, si Ton veut se donner la peine de lire les diverses formules qui ont été publiées, que cette opération n'est pas aussi simple qu'elle paraît l'être, parce qu'on peut employer pour les faire toutes les substances médicamenteuses, et parce que le pharmacien est obligé de prévoir toutes les réactions qui peuvent avoir lieu pendant leur préparation, et d'opérer de manière à conserver aux substances prescrites leurs propriétés thérapeutiques.

Nous allons essayer de poser quelques principes qui pourront faciliter, nous l'espérons du moins, la préparation d'un grand nombre de pilules.

Disons d'abord que pour préparer convenablement une masse pilulaire, il faut savoir qu'il est nécessaire de se servir d'un "mortier et d'un pilon qui ne soient pas capables d'altérer ou de modifier les principes constituants de cette masse, et qui ne puissent pas retenir dans leurs pores une partie de ces principes ;

De réduire en poudre impalpable toutes les substances

ART m FORMULER.

qui sont susceptibles d'être pulvérisées, et de les bien mêler avant d'ajouter l'excipient;

De choisir des excipients dont les propriétés se rapprochent des propriétés des substances prescrites, ou bien un excipient dont l'action sur les substances médicamenteuses doit faciliter la réduction des matières en masses piîu- 1 air es;

D'ajouter une certaine quantité de gomme adragante, lorsque les substances ne contiennent point de principes mucilagineux ; de n'en point trop ajouter, de n'en mettre simplement que pour que la masse soit bien liée, et pour que les pilules ne puissent pas se briser par la simple dessiccation ou par les chocs qu elles reçoivent lorsqu'on secoue la boîte qui les renferme;

De n'employer que des extraits secs ou des extraits en consistance pilulaire : il est préférable de concentrer l'extrait à une douce chaleur, s'il est trop mou, que d'y ajouter une grande quantité de poudre;

De ne jamais prescrire une suffisante quantité d'extrait pour servir d'excipient aux masses pilulaires, parce que les extraits doivent toujours être considérés comme étant à l'état pilulaire et comme des principes constituants dosables des pilules;

De faire les masses pilulaires plutôt molles que dures, quand il n'entre pas dans leurs formules des substances qui attirent l'humidité de l'air, ou des substances qui, comme le sulfate de quinine, forment des masses difficiles à rouler ; ou bien, des substances chimiques qui peuvent se modifier lorsqu'elles sont humides ;

Et enfin d'épister le plus souvent la masse avec force et longtemps, afin que toutes les parties soient homogènes et que la masse puisse acquérir une certaine température favorable à Fachèvement de l'opération.

DES PILULES. 139

Passons maintenant aux procédés qui peuvent être suivis pour préparer les masses pilulaires et les pilules.

1*^ Lorsqu'une formule est composée de poudres végétales non mucilagineuses, il faut mêler à ces poudres un peu de gomme adragante, ajouter du sirop et épister convenablement, etc.

2' Si, parmi les principes constituants des pilules, il y a beaucoup de gomme adragante ou beaucoup de poudre de guimauve, etc., il faut ajouter de suite une grande quantité de sirop, parce que, sans cela, la masse pilulaire est extrêmement difficile à terminer.

3° Si la masse pilulaire doit contenir une substance animale molle non pulvérisable , il faut commencer par bien épister cette substance avec un peu de sirop et ajouter par parties les autres principes.

Si la formule contient du beurre de cacao, des extraits et des poudres, il faut épister les extraits avec un peu de poudre et de sirop, de manière à obtenir une pâte molle, avant d'ajouter le beurre : on termine la masse pilulaire en mêlant le reste des poudres.

5« Lorsqu'on doit faire des pilules avec un corps gras, mou ou liquide, graisse, pommade mercurielle, huile, etc., il faut épister ces corps gras avec quantité suffisante de carbonate de magnésie ou de phosphate de chaux.

6° Lorsqu'il entre de l'oxyde mercureux dans une masse pilulaire, il faut employer de la conserve de rose non granulée pour excipient, préparer la masse pilulaire avec le doigt sur une plaque de cristal ou de porcelaine, et opérer de manière à ne pas trop élever la température de la masse pilulaire, afin de ne pas décomposer cet oxyde.

7^ Lorsqu'on prescrit de l'éthiopsantimonial ou du protosulfure de mercure, il faut toujours employer de la conserve de rose pour excipient. Si un peu de mercure se revivifie

uo

lorsqu'on coiiimence a épister, il est bientôt divisé et incorporé convenablement dans la masse pilulaire.

8'' Si l'on doit préparer des pilules avec du mercure , il faut commencer par éteindre (diviser) le mercure avec de la conserve de rose et ajouter les poudres prescrites ou de la poudre de guimauve , ou de réglisse , pour donner a la masse la consistance pilulaire.

9" Lorsqu'il entre du camphre dans des pilules, il faut le pulvériser en le triturant avec un peu d'alcool.

10° Si la formule contient du camphre et une gomme-résine, il ne faut pas oublier que le camphre a la propriété de ramollir, de liquéfier un grand nombre de résines et de gommes-résines, et qu'il est, par conséquent, le plus ordinairement inutile de pulvériser le camphre avec un peu d'alcool, car il suffit de l'épister avec la gomme-résine ou un peu de cette gomme-résine, suivant les proportions prescrites, pour obtenir une pâte molle dans laquelle on incorpore les autres substances médicamenteuses.

11« Si l'on doit préparer des pilules magistrales avec une résine liquide, il faut employer du carbonate de magnésie pour donner à cette résine la consistance pilulaire. Si les pilules sont officinales, on emploie la magnésie calcinée.

12o Lorsqu on doit faire des pilules avec un sel, ou bien un composé binaire dont la base a beaucoup d'affinité pour l'oxygène, comme les sels de fer au minimum , il faut , en préparant ces masses pilulaires, ajouter un peu de limaille de fer pour empêcher l'altération de la base. Si le composé ferreux est liquide, on doit le préparer lorsqu'on en a besoin, y ajouter de la gomme et du sucre, concentrer rapidement le soluté dans une capsule de fer , et incorporer un peu de poudre de guimauve pour donner à la masse pilulaire une consistance convenable.

Lorsque les pilules sont achevées, on les roule dans du

DES PÎLULKS.

lycopode, ou dans de la poudre d'iris, de réglisse, de cannelle, etc. ; ou bien on les enveloppe d'une feuille d'or ou d'argent, d'une ou de plusieurs couches de sucre, etc., et on les renferme dans des boîtes ou dans des flacons, selon qu'elles sont susceptibles de s'altérer au contact de l'air.

Depuis quelques années on a cherché à masquer leur odeur par différents moyens. M. Garot a proposé de placer une pilule à l'extrémité d'une longue aiguille et de la tremper dans une solution chaude de gélatine (1), et nous avons conseillé de mouiller les pilules avec du sirop et de les rouler dans de la gomme adragante. Ce procédé qui est très simple et qui donne de bons résultats est applicable à toutes les pilules, car il ne faut que trois couches au plus, pour rendre inodores les pilules les plus odorantes. Il est bon de faire remarquer qu'il est utile, lorsqu'on prépare des pilules officinales, délaisser sécher les pilules et chaque couche de gomme.

Autrefois, on avait l'habitude de conserver les masses pilulaires qui devaient être divisées suivant la prescription des médecins, en les enveloppant avec du parchemin graissé, mais celte méthode est entièrement abandonnée, parce qu'elle a l'inconvénient de communiquer aux masses pilulaires une odeur et une saveur désagréables. On se contente actuellement de les conserver dans des vases

(1) On peut encore recouvrir les pilules de gélatine en mettant de la dissolution de gélatine dans la main, en roulant chaque pilule dans cette gélatine, et en les laissant tomber dans une capsule de fer blanc légèrement huilée ou dans une capsule faite avec du papier huilé. La solution de gélatine se prépare de la manière suivante :

Grénétine 10 grammes

Alcool à 86 degrés 5

Eau 25

Pesez dans un flacon à large ouverture et chauffez au bain-marie.

ik2

ART m FORMULER.

fermés, mais il serait préférable de diviser tout de suite ces masses pilulaires en pilules de dilïérents poids , parce que les masses pilulaires se dessèchent toujours , et parce que si l'on ne tient pas compte de la dessiccation de la masse . lorsqu'on en prend pour faire des pilules , un poids donné de ces masses ne représente plus les mêmes poids de substances médicamenteuses qu'il représentait le jour de la préparation de la masse pilulaire.

Du dosage des pilules.

Le dosage des pilules ne présente réellement aucune difficulté lorsqu'on veut se contenter de prescrire les substances médicamenteuses qui doivent composer une pilule; d'indiquer au bas des formules le nombre des pilules qu'on désire faire faire; et de laisser au pharmacien le soin de multiplier les poids de ces substances par le chiffre qui représente le nombre des pilules à préparer, de choisir l'excipient qui convient le mieux pour faire une masse pilulaire, et d'en déterminer le poids ; car il est très difficile de savoir à priori ce qui convient réellement. Mais les difficultés sont très grandes lorsqu'on veut tout prescrire, puisqu'il faut être assez fort pour faire tout ce que nous désirons qu'on abandonne au pharmacien et pour décrire avec soin le modus faciendi de la formule : une omission peut quelquefois empêcher un pharmacien d'exécuter convenablement une prescription.

Nous savons bien que beaucoup de médecins croient parfaitement formuler les pilules en prescrivant des substances médicamenteuses , en recommandant d'employer du sirop, etc., pour transformer ces substances en masse pilulaire, et en conseillant de diviser la masse en un certain nombre de pilules ; et que beaucoup d'autres pensent mieux faire encore, en prescrivant des substances médicamen-

DES PILULES

Leuses et des excipients, et en inscrivant au bas des forriinles : Faites des pilules de tant de centigrammes. Mais nous ferons remarquer, tout en disant qu'on peut très bien Joser les pilules en suivant ces méthodes, que Ton recon- Giaît, en étudiant les formules qui ont été publiées , que la Dlupart des auteurs ont rarement pensé à doser convena- 3lement leurs pilules.

La méthode que nous recommandons n'est pas tout à fait exempte d'erreur , car elle laisse à tous les préparateurs, Dharmaciens ou élèves, le calcul des formules; mais on évitera les erreurs en consultant la table que nous avons oubliée en 18/i2.

Cette table qui permet de trouver sans calcul le poids ies substances médicamenteuses qu'il faut employer pour 'aire un certain nombre de pilules , lorsqu'on a la formule l'une pilule, permet aussi de discuter la composition de mîtes les formules de pilules qui ont été publiées, et de calculer la composition des poudres composées, etc.

Voici quelques exemples de pilules :

Pilules de sulfate de quinine.

^ Sulfate de quinine 20 grammes.

Gomme adragante. 1

Sirop simple 7

Épistez, partagez la masse en seize parties, mettez ces )arties dans un pot , couvrez-le avec une étamine mouillée ;t divisez chaque masse en 25 pilules. Chaque pilule conient 5 centigrammes de sulfate.

Pilules de sulfate de quinine au laudanum.

Sulfate de quinine. . . « JO grammes.

Laudanum jQ

Gomme adragante 50 centigr.

Sirop simple 3 g,,. 50 cent.

)our 8 masses de 25 pilules.

Faites évaporer le laudanum à une douce chaleur, jusqu'à consistance d'extrait, et ajoutez les autres substances.

Une pilule représente 5 centigrammes de sulfate et 5 centigrammes de laudanum.

Lorsqu'on ne fait pas évaporer le laudanum les pilules sont très difficiles à faire et très volumineuses.

Pilules avec la pommade merciirielle double.

Pommade mercurieUe 10 grammes.

Carbonate de magnésie ou phosphate de chaux q. s. pour 100 pilules.

Une pilule représente 10 centigrammes de pommade mercurielle ou 5 centigrammes de mercure. — Maladies syphilitiques.

Pilules de chlorure mercurique^ sublimé corrosif.

Sublimé corrosif pulv 50 centigr.

Chlorhydrate d'ammoniaque 50

Sirop d'albumine 50 gouttes.

Triturez , ajoutez :

Amidon 10 grammes.

Gomme arabique 2 gr. 50 cent.

Épistez, et divisez en 100 pilules.

Une pilule contient 5 milligrammes de sublimé, 5 milligrammes de chlorhydrate d'ammoniaque, 10 centigrammes d'amidon et 25 milligrammes de gomme.

De une à deux pilules par jour dans les maladies syphilitiques.

Ces pilules peuvent remplacer toutes les pilules qui contiennent du sublimé, mais nous devons faire remarquer qu'il est toujours préférable d'employer une dissolulion de sublimé.

DÈS PILULÈS.

Pilules de thériaque.

Poudre de thériaque

Baume de la Mecque

Térébenthine

Gomme adragante pulvérisée Vin de Malaga.

20 grammes.

30 centigr.

10 grammes.

Pour 100 pilules.

Pesez le baume et la térébenthine sur la poudre, épistez, etc.

Laissez sécher les pilules et recouvrez-les de deux couches de gomme adragante. Conservez-les dans un flacon bouché.

Une pilule représente 20 centigrammes de poudre de thériaque, 3 milligrammes de baume, et 15 dixièmes de milligramme de térébenthine.

5 pilules représentent à peu près k grammes de térébenthine : 35 centigrammes de plus.

Limaille de fer, un excès.

Pesez l'eau dans une fiole ou dans un ballon, ajoutez l'iode et la limaille ; bouchez, et agitez le ballon jusqu'à ce que la solution soit décolorée.

Tarez une petite cuiller de fer (cuiller à fondre), et une spatule de fer ; pesez :

Gomme arabique pulvérisée 2 grammes.

Sucre 5

Filtrez 20 grammes de la solution iodurée dans la cuiller, faites évaporer rapidement en agitant continuellement pour obtenir une masse pilulaire du poids de 15 grammes; ajoutez 5 à 6 grammes de poudre de guimauve, et divisez la masse en 50 pilules.

Pilules d'iodure ferreux.

Iode

Eau distillée

5 grammes.

18 gr. 22 centigr.

Chaque pilule représente 10 centigrammes d^io(iire

ferreux. -

Cette formule est celle que nous avons toujours suivie. Les pilules d'iodure ferreux préparées de cette manière se conservent très longtemps. On peut, si l'on veut, les rouler dans du fer réduit et les recouvrir de baume de Tolu, mais nous pensons qu'il est préférable , si l'on veut y ajouter du fer, d'en incorporer dans la masse pilulaire, 5 centigrammes par pilule.

A l'époque où l'on ne connaissait que l'iodure sec des pharmaciens, nous avons préparé beaucoup de pilules avec cet iodure, et les malades n ont jamais rien éprouvé de fâcheux. Nous avions, il est vrai, le soin d'ajouter de la limaille de fer à la masse pilulaire , pour ramener au minimum d'ioduration le bi-iodure de fer qui avait pu se former pendant la préparation de l'iodure sec. Nous avons souvent constaté que l'iodure était bien à l'état d'iodure au minimum.

Pilules de Belloste»

Mercure

Aloès pulvérisé

Rhubarbe pulvérisée

Scammonée d'Alep pulvérisée.

Poivre pulvérisé

Miel blanc <

Triturez le mercure et le miel dans un mortier de marbre. Lorsque le mercure est éteint (extrêmement divisé), ajoutez les poudres, épistez convenablement, et divisez la masse en 200 pilules.

Chaque pilule contient 5 centigrammes de mercure, 5 centigrammes d'aloès, 25 milligrammes de rhubarbe, 125 dix-milligrammes de scammonée, 625 cent-milligrammes de poivre,

10 grammes.

2 gr. 50 centigr.

1 25 14 grammes.

DES PILULES

la formule adoptée par le Codex donne des pilules qui contiennent :

gr.

0,0444 etc. de mercure.

0,0444 d'aloès.

0,0222 de rhubarbe, 0,0148 de scammonée.

0,0074 de poivre.

On prend deux pilules par jour dans les affections dartreuses oïl syphilitiques. Ces pilules purgent très bien à la dose de 3 à 4 grammes.

Pilules de cynoglosse.

Écorce de raciue de cynoglosse 3 grammes.

Semences de jusquiame 3

Extrait sec d'opium 3

Myrrhe 5

Oliban ^ 4

Safran 1

Castoréum 1

Sirop, q. s. pour faire 100 pilules de 20 centigr., 200 pUules de 10 centigr., et 400 pilules de 5 centigr.

Pour faire des pilules de 15 et de 30 centigrammes , il faut employer :

Écorce de racine de cynoglosse 4 gr. 50 centigr.

Semences de jusquiame 4 50

Extrait sec d'opium 4 50

Myrrhe 7 50

Oliban 6

Safran 1 50

Castoréum 1 50

Divisez la masse en 100 pilules de 30 centigrammes ou 200 pilules de 15 centigrammes.

Les pilules préparées en suivant ces formules représentent chacune :

148 AUX DE FORMULER

Pilules de : 30 c. 20 c. 15 c. 10 c. 5 c.

gf. gi-. gr. K»-- gï*-

Rac. de cynogl.. . 0,045 0,03 0,0225 0,015 0,0075

Sem.dejusquiame 0,045 0,03 0,0225 0,015 0,0075

Extr. d'opium. . . 0,045 0,03 0,0225 0,015 0,0075

Myrrhe. 0,075 0,05 0,0375 0,025 0,0125

Oiiban 0,060 0,04 0,0300 0,020 0,0100

Safran 0,015 0,01 0,0075 0,005 0,0025

Casloréum 0,015 0,01 0,0075 0,005 0,0025

Pour pouvoir comparer la pilule de 20 centigrammes du Codex avec la pilule de 20 centigrammes qu'on obtient en suivant la formule que nous proposons, nous allons donner la composition d'une pilule de 20 centigrammes du Codex.

Racine de cynoglosse 0,03076 etc.

Semences de jusquiame 0,03076 id.

Extrait d'opium 0,03076 id.

Myrrhe 0,04615 id.

OUban 0,03846 id.

Safran 0,01153 id.

Gastoréum 0,01153 id.

Art. XXXVI. — Bes granules.

On a donné le nom de granules à des préparations pharmaceutiques qui ont la forme de pilules et qui sont composées de sucre et de substances médicamenteuses. Quelques pharmaciens appliquent ce nom aux pilules qu'ils recouvrent de sucre, mais le nom de granules ne convient qu'aux globules qui sont préparés de la même manière que les anis ou les dragées.

Beaucoup de praticiens distingués pensent que les pharmaciens devraient avoir dans leurs officines des granules de toutes les substances médicamenteuses énergiques, solubles ou non , dangereuses ou non , parce que les granules sont destinés à rendre d'immenses services et a supplanter les pilules. Nous regrettons vivement de ne pouvoir partager leur conviction , et nous allons essayer d'exposer en peu de mots les raisons sur lesquelles nous nous appuyons pour ne pas être de leur avis.

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