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DES ONGUENTS

Pommade stibiée,

Émétique 5 gr.

Axonge benzinée 15

Sixième et cinquième procédé.

1 gramme représente 25 centigrammes d'émétique. On l'emploie souvent comme dérivatif, dans les rhu^ mes, etc.

Pommade d'iodure de fer composée.

Iode 5 gr.

Limaille de fer un excès, au plus 2

Eau distillée 6 7 centigr.

Pesez l'eau dans un petit ballon , ajoutez l'iode et la limaille, bouchez et agitez jusqu'à ce que l'iodure soit décoloré.

Soluté ci-dessus 3 gj.

Huile d'amande !.*.'.*!! 4

Graisse benzinée 20

Camphre ^

Extrait de jusquiame 4

Premier et septième procédé.

D'après le premier procédé, on dissout le camphre dans la graisse et l'huile, on laisse refroidir. D'après le septième, on doit dissoudre l'extrait dans le soluté d'iodure ferreux et ajouter les corps gras par parties. Cette pommade doit être renfermée dans un petit flacon.

1 gramme représente 10 centigrammes d'iodure de fer et 10 centigrammes de camphre, d'extrait, d'huile et d'eau.

On prescrit cette pommade dans les affections scrofuleuses.

Art. IiïV. Bes onguents ou des rétinolés.

Les onguents sont des préparations lipyliques, qui ne diffèrent des pommades et des cérats que parce que des

matières résineuses figurent toujours au nombre des principes constituants de ces médicaments.

Beaucoup de pharmacologistes font entrer dans ces préparations et dans les pommades, de Fhuile et de la cire en quantité suffisante pour obtenir une préparation d'une consistance unguentacée. L'emploi de ces corps gras n'étant jamais suffisamment appuyé, nous pensons qu'il est plus simple et aussi avantageux, et nullement dangereux de les remplacer par de l'axonge, lorsque la préparation n'est pas destinée à la cicatrisation des plaies.

En faisant cette proposition, nous ne conseillons pas aux pharmaciens de ne pas suivre les formules du Codex, nous leur disons seulement qu il n'y a pas de bonnes raisons pour rejeter notre proposition.

Art. 2iir. — Bes savons.

On a donné le nom de savons, à des composés qui résultent , comme nous l'avons déjà indiqué, de la combinaison des acides oléique, margarique et stéariquc, avec les bases inorganiques, quelle que soit la solubilité de ces corps; ou en d'autres termes, aux composés solubies ou insolubles qui prennent naissance quand on fart agir les alcalis, et quelques oxydes métalliques sur les corps gras lipyliques, ou sur leurs acides. On peut encore donner ce nom à tous les composés qui résultent de la combinaison des acides gras, avec les bases inorganiques et les bases organiques.

Les chimistes qui s'occupèrent les premiers de l'étude des savons pensèrent, les uns que la saponification était le résultat de la saturation des alcalis par les corps gras , et les autres, que cette saturation ne s'effecluait qu'après l'oxydation des huiles.

M. Chevreul détermina, d'une manière exacte, que l'air

ms SAVONS. • 2H

n'avait aucune action dans la saponification, et que les corps gras qui avaient été considérés comme formés par la réunion de plusieurs principes immédiats, auxquels on avait donné les noms d'oléine, de margarine et de stéarine, n'étaient pas des principes immédiats; il annonça qu'ils étaient formés par la combinaison des acides oléique, raargariqiie et sléarique, avec la glycérine , et que, dans la préparation des savons , les corps gras ne se combinaient pas directement avec les alcalis, mais se dédoublaient sous cette influence, en principes doux des huiles qui devenaient libres, et en acides qui se combinaient avec les alcalis pour former les savons. Plus tard, on découvrit que la glycérine n'existait pas toute formée dans les corps gras lipyîiques, qu'elle n'était pas une base organique , et qu'elle était le produit de l'hydratation de la base qui saturait les acides des corps gras.

A l'époque où les savons furent découverts, on s'attachait plutôt à connaître les propriétés des corps que Ton découvrait , et leur application industrielle, qu'à rechercher leur composition élémentaire. Aussi, dès que l'on eut formé avec les corps gras et les alcalis des composés solubles qui donnaient à l'eau de l'onctuosité, et la propriété de mousser par l'agitation, de dissoudre les matières grasses fixées sur les étoffes, etc. , on leur donna le nom de savons , sans penser que l'on serait peut-être obligé de donner un jour ce nom, qui ne convient qu'à des composés solubles, à des composés insolubles qui , par leur constitution moléculaire, devraient appartenir aux savons. On pouvait bien, il est vrai, à l'époque où l'on fit la découverte des savons insolubles , cesser d'employer ce nom, puisque ces composés sont parfaitement définis, et puisqu'ils appartiennent aux sels; mais l'importance industrielle de ces composés ne permettait pas de faire disparaître le mot savon du langage chimique.

Les savons sont solubles ou insolubles, les savons solu-

bles sont ceux qui ont pour base la potasse, la soude et l'ammoniaque. Les savons les plus utiles sont ceux de potasse et de soude. Les savons de soude sont durs ; les savons de potasse sont mous et portent les noms de savons mous , savons noirs et savons gras. La solubilité des savons, dans l'eau, est d'autant plus grande que les corps gras employés pour les préparer contiennent plus d'oléine , et que l'eau employée pour les dissoudre contient moins de sels en dissolution. Lorsqu'on étend avec beaucoup d'eau pure une dissolution de savon, on remarque bientôt qu'elle se trouble et qu'elle laisse déposer sous la forme d'une poudre blanche nacrée, du bi-margate et du bi-stéarate. Cette matière est d'autant plus abondante, que les savons contiennent plus de margarate et plus de stéarate.

Les dissolutions salines agissent de plusieurs manières sur les dissolutions savonneuses : tantôt le savon est décomposé et transformé, par double décomposition, en savon insoluble, et tantôt le savon devient insoluble dans la dissolution saline. Dans ce second cas , le savon se sépare et se rassemble, sans éprouver d'altération sensible à la surface du liquide. Ces propriétés ont été mises à profit, pour former les savons insolubles, pour séparer facilement les savons de leurs dissolutions, pour transformer les savons de potasse en savon de soude, etc. La facilité avec laquelle une dissolution de savon est modifiée par les dissolutions salines a fait employer la dissolution de savon dans les analyses qualitatives des eaux destinées à l'économie domestique et à l'industrie. Les sels qui séparent le mieux les savons de leurs dissolutions , sont le sel marin , le sulfate de soude, etc.

Les savons sont solubles dans l'alcool, et leur solubilité est d'autant plus grande que la température est plus élevée. On peut même considérer l'alcool comme le véritable dis-

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