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DES FUMIGATIONS

Acide azotique pur 5 gouttes.

Eau distillée 5 gr.

On verse quelques gouttes de cette liqueur sur une brosse, on frotte les dents dans tous les sens , on rince promptenient sa bouche avec de l'eau, etc.

Les brosses pour les dents sont des instruments recommandés par beaucoup de personnes, pour faciliter la toilette de la bouche. On n'est pas d'accord sur la dureté ou la mollesse qu'elles doivent avoir. L'emploi de brosses dures nous parait préférable parce qu'elles ont l'avantage de stimuler les gencives qui sont frappées d'atonie.

Art. LXIV. ■ — 3>es odontalgiques.

Les odontalgiques sont des préparations destinées à calmer les douleurs de dents.

Ces préparations sont tantôt simples et tantôt composées : elles sont très variées.

On emploie l'alcool, la teinture de belladone et de cresson de Para; la créosote, le chloroforme, l'acide azotique, l'oliban, Fhuile volatile de girofle, de cannelle, etc., ou un mélange de créosote et de teinture de cresson de Para, de créosote et de chloroforme, etc., etc.

Art. IiXV. — Des fumigations.

On fait une fumigation toutes les fois qu'on soumet certains organes ou certaines parties du corps à l'action d'un courant de gaz, ou d'un courant d'air chargé d'un principe volatil quelconque, ou bien d'un courant de vapeurs d'eau plus ou moins chaude, plus ou moins aromatique.

Pour faire une fuiDigation sur une partie du corps, on place la partie malade sur une toile cirée , on la couvre avec un cerceau et une toile cirée, on enveloppe le tout avec une

^ik ART DE FORMULER.

couverture de laine, et l'on fait arriver de la vapeur d'eau, etc. On se contente quelquefois de jeter la substance prescrite pour faire une fumigation sur des charbons rouges, de placer au-dessus du fourneau une flanelle sèche, et de frotter les parties douloureuses avec cette flanelle. La flanelle condense dans son tissu les vapeurs médicamenteuses.

Pour faire des fumigations dans les bronches , on prend un flacon à trois tubulures, on fixe k une des tubulures de côté un tube recourbé, de manière qu'il puisse être placé entre les lèvres d'une personne assise ou couchée. La plus petite branche de ce tube ne doit dépasser que de quelques millimètres le bouchon qui sert à fixer le tube sur le flacon et doit être taillée en bec de flûte. La tubulure du milieu doit être armée d'un tube droit, assez long pour pénétrer presque jusqu'au fond du flacon et pour ne dépasser que de 1 centimètre le bouchon qui sert à le fixer dans la tubulure du flacon. L'extrémité de ce tube qui plonge dans le liquide doit être fermée a la lampe, dilatée et percée de plusieurs trous. Pour que les inspirations soient faciles , les tubes doivent avoir 1 centimètre de diamètre. La troisième tubulure du flacon doit être bouchée avec un bouchon de liège; elle sert a introduire dans le flacon les liquides prescrits. Pour élever la température des liquides contenus dans le flacon, on le met dans une petite chaudière de cuivre étamé contenant de l'eau, et l'on chauff'e le tout avec des charbons ou mieux avec une lampe à alcool. On fait souder sur les parois latérales de la chaudière , à 3 centimètres du bord , trois petits ressorts à boudin qui, par leur élasticité, pressent les parois du flacon et le fixent au milieu de la chaudière.

Si la substance qui doit être employée pour faire une fumigation dans les bronches est volatile, on peut la placer daiis un tube et respirer de manière que l'air, qui doit arriver aux poumons, passe par ce tube. Fumer est encore

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