DES BAINS
on les chauffe dans l'eau bouillante, etc. On donne le nom de cautère objectif h. un instrument qu'on chauffe fortement et qu'on tient à une certaine distance de la partie qu'on veut détruire.
On donne le nom de moxa à un tampon de coton auquel on met le feu ; il sert k cautériser la peau dans certaines circonstances.
On emploie, pour faire des moxas, du coton préparé avec du nitre ou du chromate de potasse , de l'amadou , du camphre, etc.
Art. £XXIV. — Des bains.
Les bains ont été placés au nombre des médicaments, parce qu'ils ont une action très remarquable sur l'économie. Ils modifient notablement l^s affections de la peau, les affections du système nerveux, etc. On peut les diviser en bains généraux ou entiers; demi-bains, ou bains jusqu'à la ceinture, ou bains de siège, ou bains du milieu du corps, ou bains abdominaux ; bains de pieds, ou pédiliives; bains de mains, ou manuluves ; bains de bras, etc. On les divise encore en bains froids, tempérés, chauds et bains de vapeurs sèches ou humides; bains simples et médicamenteux. Les bains simples sont les bains ordinaires, les bains d'immersion, d'affusion, d'irrigation, les bains avec éponge et avec douche. Les bains médicamenteux sotit les bains sulfureux, iodés, acides, alcalins, salins, vineux, lactés, gélatineux, amidonés, de marc de raisins, etc., etc.
Bains d'immersion.
On a donné le nom de bains d'immersion aux bains qui consistent à plonger, plusieurs fois de suite, une personne enveloppée ou non avec un drap dans une baignoire conte-
nant de l'eau froide ou à peu près froide, et à la laisser dans Teau pendant quelques secondes.
Bains d'affusion.
Pour administrer un bain d'affusion , on place une personne dans une baignoire vide ou contenant un peu d'eau chaude ; on couvre la baignoire avec un couvercle percé de trous et Von verse sur sa tête de Feau froide ou presque froide, suivant la température extérieure. On verse l'eau avec un seau et Ton opère de manière que l'eau qui tombe sur le couvercle puisse s'écouler sur le corps de la personne en filets isolés.
Bains avec éponge.
Les bains avec éponge ne diffèrent des bains ordinaires que parce qu'on place, sur la tête de la personne qui est dans le bain, une grosse éponge imprégnée d'eau froide. Lorsqu'on cherche k se convaincre de l'utilité de ces bains, on reconnaît promptement qu'ils ne remplissent que très imparfaitement le but qu'on veut atteindre et qu'ils devraient toujours être remplacés par les bains d'irrigation. En effet, une éponge imprégnée d'eau n'est pas conductrice du calorique, la couche d'eau qui est en contact avec la tête est bientôt a la même température qu'elle; le poids de cette éponge fatigue promptement les malades ; la partie cervicale qui contient le cervelet ne se trouve pas en contact avec l'eau froide, et c'est cependant à cette partie de la tête qu'il est souvent important d enlever de la chaleur.
Des bains d'irrigation.
Les bains d'irrigation peuvent être généraux ou locaux^ froids ou chauds^ simples ou médicamenteux. Ils sont géné-
TABLE DES AGENTS THÉRAPEUTIQUES
, & a Ph 2 : S g;
; ^, guO gj ^3 gj
•5 se
I sa a 1 ? S
'sj ^ ai <u S o
C3 = 2 c u tT s on
ûC îaC tac .
) *- bi) O O O ôc . 3^ ^. co o -S
-cd .53 « g S
) -H 10 O aO O O ^ ^ ^ sO -r^