‹ Manuel de pharmacie theorique et pratiqueChapitre 82 sur 93 · BOUGIES · texte numérisé non relu

BOUGIES

On nomme bougies des médieamens destinés a être introduits dans l’urètre. Leur nom leur a été donné à cause de la ressemblance de leur forme avec celle des bougies à brûler. Plus minces à un bout qu’à l’autre, leur grosseur ne dépasse guère celle d’un tuyau de plume. Elles doivent avoir de la flexibilité, être bien égales et surtout leur surface doit être parfaitement lisse.

Tantôt elles sont faites avec une composition emplastrique ; tantôt elles sont en caout-chouc.

On prépare les premières en trempant une mèche conique de coton , de Classe ou de toile dans un emplâtre liquéflé. On roule cette mèche en cylindre, et on la polit avec un instrument particulier.

Pour préparer les bougies en caout-chouc, on prend un mandrin en Cl de fer. On applique tout autour une spirale avec une lanière mince de gomme élastique ramollie dans l’eau bouillante. On comprime également partout avec un ruban. Quand le tout est refroidi , on trempe la bougie dans l’eau chaude, et l’on enlève le mandrin.

11 est bon de faire observer que toutes les bougies soi-disant en caout-chouc du commerce, sent faites avec l'huile de lin épaissie.

§ LiV.

SUPPOSITOIRES.

Les suppositoires sont des médicamens de forme conique destinés à être introduits dans l’anus. Ils ont la consistance du suif. Leur grosseur varie depuis celle d’une plume jusqu’à celle du petit doigt.

Les substances les plus communément employées à la préparation des suppositoires, sont, le beurre de cacao, le suif, le savon, le miel suffisamment rapproché. Avant de les introduire dans l’anus, on les trempe ordinairement dans un liquide approprié à la maladie.

On donne au savon la forme requise en le coupant avec un couteau.

On fait liquéfier le suif et le beurre de cacao , et on les coule dans des moules coniques en carte.

Pour faire un suppositoire avec le miel, on le fait cuire rapidement jusqu’au cassé en remuant continuellement. G’est-à-dirc jusqu’à ce qu’en le faisant tomber sur un corps froid il devienne assez dur pour se briser. On le coule alors dans des cônes de papier huilé.

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