TOILES MÉDICAMENTEUSES
On donne le nom de toiles médicamenteuses à des tissus qui ont été enduits d’une couche de composition emplastrique.
Les caractères indispensables dans une toile médicamenteuse bien faite sont: qu’elle soit parfaitement lisse, que la matière emplastrique y soit étendue également, de manière à avoir partout la môme épaisseur, et que sa consistance soit telle que le tissu reste maniable, sans que la couche qui le recouvre puisse s’e® détacher.
La toile médicamenteuse la plus employée est le sparadrap de diachylon gommé. On le fait en étendant de l’emplûtre diachylon gommé liquéfié sur une toile. Ordinairement on ne la recouvre que d’un côté. On a inventé pour l’étendre des instrumens que l’on a nommés sparadrapiers; mais le moyen le plus simple et le plus commode consiste à étendre le sparadrap au moyen d’un couteau à lame droite. On prend des bandes d’une toile bien lisse, à fil plat, que l’on repasse pour n’y laisser au-
cun pli. On les attache par chaque extrémité au moyen d’espèces de peignes à dents que l’op fait tenir par deux aides ou que l’on fixe sur une'table. La toile étant bien tendue, on verse I’emplâtre tiède sur l’une de ses extrémités, et on l’elale sur toute la bande au moyen d’un couteau légèrement chauflè ; on repasse à plusieurs reprises jusqu’à ce que la couche d’emplâtre ait acquis le degré d’épaisseur convenable.
Il est quelques toiles médicamenteuses que l’on enduit des deux cOtés. Après avoir fondu la composition emplastrique, on y plonge l’étoffe, et en la retirant, on la force de passer entre deux règles de bois qui expriment et font couler l’emplâtre superflu.
Sparadrap commun.
^ Cire blanche 54-
Térébenthine 8.
Huile d’amandes douces 3a.
Sparadrap d’cmplàtrcs.
24 Emplâtre simple
tv i i 1 •lni >5-
Diachylon )
Cire jaune S.
Térébenthine . . 3.
Papier cire .
*)L Cire blanche \
», .. ... 1 ana 48.
Terebenlhine )
Blanc de baleine 32.
Taffetas d* Angleterre.
% Colle de poisson 64.
Eau commune a5o.
Faites fondre; passez la solulion; ajoutez : -
Alcool à 220 5oo.
Failes ëvaporer à moitié, et passez de nouveau; étendez avec un pinceau la solulion ci-dessus, encore liède, sur un laffeias étendu. Quand la première est sèche, on en ajoute successivement plusieurs autres; on les recouvre toutes d’une couche de colle de poisson; on laisse sécher pendant vingtquatre heures, el on conserve pour l’usage.
Taffetas vésicant du docteur Guilbert.
Ecorce de garou a4-
Eau 1000.
Failes bouillir, passez au tamis; ajoutez :
Cantharides en poudre fine ,
Myrrhe pulvérisée • • [ ana a4*
Euphorbe en poudre '
Portez à l’ébullition ; passez h travers un linge double neuf; et évaporez en consistance tell* qu’on puisse étendre aisément le produit sur du taffetas.