‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 100 sur 591 · POLYCHROMIE · texte numérisé non relu

POLYCHROMIE

inventés par Butade de Sicyone pour masquer le vide produit par les dernières tuiles s’appellent protijpcs ou anté fixes l.

2. Dans les temples et les édifices publics, les toits ont des frontons, surfaces triangulaires de la toiture sur les deux petits côtés de l’édifice2 3. Les Romains ont aiguisé l’angle des frontons en augmentant la hauteur du tympan7'. Aux trois angles du fronton s’élèvent les acrotères, piédestaux sans base où l’on posait de grands antéfixes, souvent des figures d’hommes et d’animaux4 5 *.

Éclairage. — On a beaucoup discuté sur l’éclairage des temples grecs, à cause d’un passage corrompu de Vitruve (5, 1, 8). Winckelmann pensait qu’ils étaient éclairés par des lampes, ce qui eût rendu les peintures à peu près invisibles. Il paraît établi aujourd’hui8 que les temples périptèrcs, diptères et pseudo-diptères étaient hypèthres , c’est-à-dire qu’une partie de la cella était sans toiture0.

Polychromie. — Encore une question litigieuse. Des traces incontestables ont

obligé les archéologues à reconnaître que les triglyphes des temples grecs

étaient peints en bleu, le fond des métopes en rouge, les frises souvent dorées,

les colonnes en ocre jaune, les tympans azurés. Ces résultats sont dus à

Hittorfet à de Luvnes7.

Arc. — L’arc est l’élément caractéristique de l’architecture romaine, qui l’a reçu d’Étrurie. On en trouve quelques exemples, dérivant de la construction dite en encorbellement (par assises superposées faisant saillie), en Orient et en Égypte s.

1. Au Parthénon, les antéfixes sont des tuiles verticales taillées en palmettes.

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