Il ne nous est connu que par Vitruve
4. Dans les plus anciens temples grecs, on trouvait des colonnes isolées sur lesquelles on plaçait les images des dieux, pour les élever au-dessus de la foule des adorateurs. C’est là l'origine des grandes colonnes romaines comme la colonne Trajane, imitées par les modernes (colonnes Vendôme, de Trafalgar). — Quant aux colonnes torses, pastorales, rustiques, marines, ovales, serpentines, etc., ce sont des caprices ou des aberrations dont le goût classique a su se préserver.
5. Caryatides du Pandrosion d’Athènes; télamons du temple de Jupiter Olympien, àAgri-
gCIlle. — Autres parties de la construction. SOUBASSEMENT. C’est le piédestal de la COll-
slruction. Il est dit stylobate, quand il porte une colonnade. Les degrés sont toujours en nombre impair, soit pour que le soubassement ait un milieu sensible, soit pour qu’en mettant le pied droit sur le premier on le mette aussi sur le dernier. (Vitruve.) — Murs. Le mur est la continuation du pilier et offre souvent, comme lui, un pied, un fût et une sorte de chapiteau. Presque toujours en isodomum dans la Grèce classique. — Antes. Ce sont des piliers carrés peu saillants qui fortifient l’extrémité des murs. Ils s’appellent piédroits quand ils épaississent les angles d’une porte, pilastres quand ils font saillie sur la face d’un mur, antes quand ils ont trois faces et terminent les murs d’un temple, prolongés jusqu’à l’alignement de la façade. — Portes. On distinguait les portes doriques, ioniques et attiques. Les battants ( valvae ) étaient parfois d’or et d’ivoire. La forme des portes, à l’époque classique, est légèrement pyramidale. Le débordement du linteau (fixé sur les piédroits par une double mortaise) rachetait exactement la diminution supérieure de l’ouverture. Le petit ressaut formé par ce débordement se nomme crossette. Le principe du rétrécissement des portes, respecté à Rome dans le temple de Vesta (Tibur), fut abandonné au siècle d’Auguste. Les jambages et le linteau réunis forment le chambranle, qui est souvent sculpté. — Fenêtres. Les fenêtres grecques sont pyramidales. A Pompéi, elles sont très petites et percées très haut. Elles se fermaient au moyen de volets, ou de substances transparentes (lapis specularis) ou avec du verre (5«).o;, lapis phengi tes).