SCOPAS
Phidias L Le dieu élait assis sur un trône d’or et d’ivoire, portant dans la main droite une Victoire , dans sa main gauche le saeptre avec l’aigle. La statue était chryséléphantine. Sur la base, on voyait le jctine Ëléate Pdntarkès, ami de Phidias, la mort des Niobides et la naissance de Vénus. L’admiration de l’antiquité pour ce chef-d’œuvre est unanime. Paul-Emile sacrifia au Jupiter d’Olympie comme il eût fait au dieu du Capitole (T. Live, 55, 28). Dion remarque que personne, après l’avoir vu, ne pouvait se faire une autre idée de Jupiter. Selon Pausanias, après avoir achevé son œuvre, Phidias pria Jupiter de lui donner un signe de contentement. Le dieu lança un éclair à travers le toit ouvert du temple, et l’endroit frappé par la foudre était marqué par une plaque de marbre noir portant une urne d’or. « Allez à Olympie, s’écrie Épictète, pour voir l’œuvre de Phidias : et que l’on considère comme un malheur de mourir sans l’avoir vue. » Sous César, la statue fut frappée de la foudre. Caligula voulut la transporter à Rome pour substituer sa tête à celle de Jupiter : mais la statue fit tout à coup entendre un éclat de rire, et les ouvriers s’enfuirent épouvantés. Elle périt probablement en 408, quand le temple d’Olympie fut brûlé.
X. Le Temple d’Apollon Epicurios, périptère dorique, à Bassae près Phigalie, en Arcadie, sur un plateau de 1131 mètres d’altitude, construit par Ictinus vers le commencement de la guerre du Péloponnèse. Il est très bien conservé : sur trente-huit colonnes, trente sont debout. La frise de l’intérieur de la cella a été enlevée en 1812 par les explorateurs d’Égine (voy. supra ) et se trouve aujourd’hui au musée Britannique1 2 *.
XL Le grand Temple dorique de Jupiter Olympien, à Agrigente5. Le temple était assis sur une base de six marches. On y voyait des télamons hauts de 8 mètres ; la hauteur totale était de 40 mètres et la largeur de 1204.