LE TEMPLE D’OLYMPIE
batterie : il fut restauré en 1855 par les architectes allemands Schaubert et Hansen L C’est un amphiprostyle avec un vestibule de 4 colonnes ioniennes vers l’E. et l’O. La Victoire tenait une grenade dans sa main droite et un casque dans sa main gauche.
VIL Les Temples d’Eleusis, surtout 1° le grand temple, bâti sous la direction d’Ictinus, par Corèbe, Métagène et Xénoclès, pour la célébration des mystères; 2° les grandes et les petites Propylées , imitées de celles d’Athènes, etc. 2.
MIL Le Temple de Jupiter, à Olympie. Très exactement décrit par Pausanias, cet édifice, brûlé en 408 3, a été dégagé en partie par l’expédition française de Morée et récemment exploré, avec un succès inespéré, par des savants allemands 4.
IX. La statue colossale de Jupiter paniiellénique, à Olympie, œuvre de
1. Spon el Wheler le trouvèrent intact en 1676 : en 1751, il avait complètement disparu.
2. Un magnifique temple ionique, le Didymaeon de Milet, rebâti, après sa destruction (arrivée 01. 71), par Paeonios et Daphnis de Milet, a été exploré aux frais des Rothschild par Rayct (Milet et le golfe Latmiaque , 1877) qui en a rapporté de belles bases de colonnes et un lion en marbre blanc, aujourd’hui au Louvre. — Vers 416, selon Strabon, fut achevé le temple ionique de Diane à Ephèse, une des merveilles du monde, dont plusieurs monarques et villes d’Asie Mineure firent les frais, et que brûla Érostrate. En 1865, Wood commença des fouilles pour le gouvernement anglais : il découvrit les ruines du temple (le second, sans doute, reconstruit par Dinocrate) en 1869. 400 inscriptions et des statues ont été rapportées au musée Britannique ; il a fallu trente chevaux pour conduire des docks de Londres au musée un des tambours de colonne sculptés dont parle Pline. Voy. le volume Ephesus, merveille de typographie, par Wood.
3. 11 est probable que l’édifice lui-même a été renversé par un tremblement de terre. Une partie des ruines a servi aux habitants pour construire leurs maisons et un mur.
4. Les ruines du temple d’Olympie furent visitées pour la première fois en 1851, pendant l’expédition de Morée, par Dubois et Blouet, qui rapportèrent au Louvre des métopes représentant les travaux d’Hercule. Beulé avait émis le vœu que de nouvelles recherches fussent faites. En 1873, le gouvernement allemand envoya Ilirschfeld et Bôtticher, dont les découvertes sont relatées dans les rapports de Curtius et Adler (trad. dans la Rev. archéol., 1876, sqq.). Les statues des frontons mentionnées par Pausanias (Jupiter, un fleuve, un conducteur de char, un Hercule, la célèbre Victoire), 15 tètes de lions, 240 terres cuites, 200 inscriptions, dont une de quarante lignes sur bronze en dialecte éléen, d’une importance capitale, ont été rassemblées dans le musée provisoire d’Olympie, dès à présent un des plus riches du monde. Le fronton oriental représentait la lutte de Pélops et d’Œnomaos, le Kladeos (rivière de l’Élide) et l’Alphée; il est de Péonius de Mendé, et celui de l’ouest, les Centaures et les Lapithes, d’Alcamène. L’exécution du fronton de Péonius est très inégale et d’une grande rudesse, si on la compare à celle de la Victoire : Newton croit que le dessin est seul de lui : l’exécution ressemble à celle de la métope d’IIercule aujourd’hui au Louvre. Brunn, insistant sur la rudesse de ce travail, a soutenu (Acad, de Munich, 1876) que Péonius n’appartient pas à l’école de Phidias, mais à une école de Tlirace et de Macédoine, dont plusieurs œuvres, comme les monnaies de Thasos et un bas-relief de Pharsale publié par Heuzey, rappellent la manière violente des frontons d’Olympie. L’opinion de Newton semble préférable, la Victoire, qui est signée, étant d’une authenticité incontestable. En tous cas, une bonne partie de l’histoire de l’art grec classique est a refaire, à la suite des découvertes d’Olympie. Alcamène nous a été révélé (voy. supra). — Cf. Academy, 1876, art. de Sydney Colvin. — Au mois de mai 1878, outre le temple de Ju|dter, on avait dégagé à Olympie toute la région nord de 1 ’Altis (quartier sacré), et vingt-trois édifices, dont l’Heraeum. Les fouilles, continuées activement, donnent toujours de beaux résultats : la tête de la Victoire vient d’être retrouvée (nov. 79).