Kaiçoç, masculin en grec
5. « La peinture antique s’éloigne beaucoup moins de la plastique que la peinture moderne, parce qu’elle sacrifia toujours le coloris au dessin, et les effets de lumière à la forme. » (Otf. Muller.)
4. Cette école, qui recherchait l’illusion et l’éclat des couleurs, était opposée à l’école de Sicyone, qui recherchait la beauté sculpturale (Eupompos, Pamphilos, Pausias) : l’école atlique, dont Apelles est le grand maître, réunit ces deux tendances, comme l’école romaine (Raphaël, Jules Romain) les qualités des Vénitiens et des Florentins.
5. Zeuxis est l’inventeur des expositions de beaux-arts : il laissait voir son Hélène moyennant un prix d’entrée.
0. Pline, 55, 65. Cette recherche de l’illusion mai ue le commencement de la décadence
7. Ita circamscripsit omnia, ut eum legum latorcm vocent. (Quintil., 12, 10, 4.)
ATELLES.
restèrent des modèles classiques dans les écoles. 11 peignit de préférence les figures d’hommes, comme Zeuxis les femmes. On citait de lui : un Thésée, plus tard au Capitole; une figure allégorique représentant le peuple athénien; Ajax et Ulysse se disputant les armes d’Achille; le rideau qui trompa Zeuxis1.
5. Apelles, de Colophon, ami d’Alexandre, le plus grand peintre de l’antiquité2, résida longtemps à Ephèse et à Cos et mourut en pleine activité, laissant inachevée une Vénus que l’on n’osa pas terminer. Ses principales peintures sont : l’Aphrodite Anadyomène , à Cos, pour le temple d’Esculape, apportée à Rome par Auguste moyennant une remise d’impôts de 100 talents, et placée par lui dans le temple de César. — Une peinture allégorique de la Calomnie , décrite par Lucien; Alexandre tenant la foudre, le plus beau portrait d’Apelles, dans le temple de Diane à Ephèse; Alexandre avec les Dioscures, et la Victoire et le Triomphe d’Alexandre, plus tard à Rome, au Forum d’Auguste.
4. Protogène, de Caunes, en Carie, plus jeune qu’Apelles. Très pauvre, il vécut jusqu’à l'àge de cinquante ans en peignant des vaisseaux. Ses tableaux les plus fameux étaient : Ialyse, le héros de Rhodes, auquel il travailla onze ans. Le héros était représenté en chasseur, suivi d’un chien. — Paralos et Hammonias, les deux galères athéniennes, dans la galerie des Propylées; elles étaient représentées sous les traits d’un homme et d’une femme, que le vulgaire prenait pour Ulysse et Nausicaa3.
Monuments de cette époque. — I. Le Temple de Minerve Aléa, à Tégée, bâti en 595 par Scopas ; selon Pausanias, le plus grand temple du Péloponnèse, avec des colonnes ioniques à l’extérieur, doriques et corinthiennes à l’intérieur. Sur les frontons, la Chasse de Calydon et le Combat de Télèphe contre Achille.
II. Le Mausolée d’IIalicarnasse, une des sept merveilles du monde, élevé en 352 par Artémise d’IIalicarnasse à la mémoire de son époux Mausole4. Les architectes furent Satyros et Pythis, les sculpteurs Scopas, Bryaxis, Léocharès, Timothée, peut-être Praxitèle. (Vitruve.) Sur un péristyle formé d’un temple carré entouré de 50 colonnes ioniques s’élevait une pyramide surmontée d’un quadrige avec les statues de Mausole et d’une déesse conduisant les chevaux. La hauteur totale était de 43 mètres, et le tout était en marbre blanc.
1. Le Mausolée fut détruit en 1552 par les chevaliers de Rhodes, qui employèrent ses pierres à la construction d’un château à Roudroun, d’où lord Stratford de Redcliffe rapporta en 1840 treize précieux bas-reliefs' qui sont au