ZEUXIS
Tarente, transportée au Capitole par Fabius Maximus, puis à Byzance, où elle fut fondue en 1204 par les croisés. Hercule était assis, soutenant de la main gauche sa tête attristée. — Les Travaux d'Hercule, à Alyzïa en Acarnanie, apportés plus tard à Rome; une des figures, l’Hercule avec la pomme des Hespérides, nous est connue par de bonnes copies, surtout celle de Glycon dite Y Hercule Farnèse. — Portraits d’Alexandre le Grand1 2; la copie la plus exacte est un buste trouvé par le chevalier Azara à Tivoli et donné à Napoléon 1er (aujourd’hui au Louvre). Comme œuvre d’art, ce buste est inférieur à celui du Vatican, dans la Stanza del Gladiatore. — V Apoxyomène, athlète se frottant avec les strigiles. Tibère l’enleva des Thermes d’Agrippa pour le placer dans sa chambre à coucher : les clameurs du peuple au théâtre l’obligèrent à le replacer. Une excellente copie de cette statue a été trouvée en 1849 par Canina, et placée au Vatican ( Braccio Nuovo ). — La Joueuse de flûte ivre ( Temu lenta tibicina), statue de genre charmante. — La figure en bronze, de Y Occasion* , une des premières œuvres allégoriques de la statuaire grecque, représentée par un jeune homme ayant les cheveux longs par devant et ras par derrière, avec une balance à la main.
Parmi les peintres3 de cette époque, on nomme Zeuxis, Parrhasius, Àpelles et Protogène.
I. Zeuxis (peut-être une abréviation de Zeuxippos), d’IIéraclée en Bithynie, rival de Parrhasius et le principal représentant à l’école ionienne4. Il vécut à Athènes, à Éphèse et à la cour d’Archélaüs, roi de Macédoine. Aristote trouvait que Yéthos faisait défaut à ses œuvres. On cite de lui : Marsyas enchaîné, à Rome, dans le temple de la Concorde; une famille de Centaures qui, enlevée par Sylla, périt dans un naufrage au cap Malée; Lucien a décrit une copie qu’il vit à Athènes; — l’Hélène du temple de Junon Lacinia, sa plus belle œuvre, faite pour les Crotoniates, qui fournirent à l’artiste cent de leurs jeunes filles pour lui servir de modèles5. Il avait peint un enfant portant des raisins que les oiseaux vinrent becqueter 6.
2. Parrhasius, d’Éphèse, qui reçut, en prix de son Thésée , le titre de citoyen d’Athènes, fut un dessinateur savant et sévère7, dont plusieurs figures
1. Jusqu’à Conon, on ne connaît à Athènes que trois portraits (statues iconiques ), ceux d’Harmodios, d’Aristogiton et de Solon : depuis Alexandre, on abusa de cet honneur.