L’APOLLON DU BELVÉDÈRE
du monde. Il était en bronze et avait 55 mètres de hauteur. Élevé en 184, il fut renversé 8G ans après par un tremblement de terre'. La représentation vulgaire du colosse, les jambes écartées au-dessus de l’entrée du port, n’est autorisée par aucun texte et doit être repoussée.
II. Le Guerrier gaulois mourant, en marbre, au musée du Capitole, le chefd’œuvre de l’école de Pergame. Il rappelle la victoire d’Attale Ier sur les Gaulois en 229, et appartenait à un groupe qu’Attale fit placer comme ex-voto dans l’Acropole d’Athènes. Les cheveux et la coupe de la barbe montrent clairement que c’est un Celte : le sculpteur a même ajouté le torques gaulois, dont on a retrouvé plusieurs spécimens en or en France, en Italie, et en Angleterre. On voyait autrefois dans celte figure un gladiateur mourant, et la salle du musée où il est placé s’appelle encore à tort Stanza del çjladialore moribondo .
III. Le groupe de marbre dit faussement Ap.ria et Paetus (villa Ludovisi) représentant un Gaulois qui se tue à côté de sa femme tuée par lui. Admirablement conservé.
IY. Le groupe du Laocoon, un des seuls originaux antiques qui nous soient parvenus, le chef-d’œuvre de l’école de Rhodes, par Agésandre, Polydore et Athénodore. H était placé à Rome dans les Thermes de Titus, où Pline l’admirait. Retrouvé sur l’Esquilin, en 1506, au nord des Thermes, il entra au Vatican, où on le voit dans le Gabinelto del Laocoonte 2.
V. Le Taureau Farnèse, groupe do marbre des sculpteurs Apollonius et Tauriscus de Trafics, représentant le châtiment de Dircé par Amphion et Zéthus, fils d’Antiope. Il appartenait à Pollion, et passa plus tard aux Thermes de Caracalla, où il fut retrouvé en 1 546 , extrêmement mutilé. (Musée national de Naples.)
VI. L’Apollon du Belvédère, au Vatican (Belvédère), considéré autrefois comme une des merveilles de l’art grec, mais beaucoup moins eslimé aujourd’hui. C’est le même modèle qu’une petite statue en bronze de 0'u,6 appartenant au comte Stroganoff à Saint- Pétersbourg. Les deux Figures sont des copies d’une statue en
1. « Jacens quoque miraculo est : pauci pollicem ojus amplectunlur, majores sunt digit quam pleraeque statuae. » (Pline.)
“2. C’est ce groupe qui a inspiré Virgile, et non Virgile, comme on le croyait, qui a inspiré les sculpteurs. Dans la phrase de Pline : « Eum ac liberos... de consilii sententia .... fecere sumini artifices », on expliquait à tort les mots soulignés par : sur la décision du conseil privé de Titus. Le sens véiitable est : en collaboration. D’après la première explication, le groupe serait du premier siècle après Jésus-Christ : cette vue trouve encore des partisans. — Vov., sur la question de date, Gerlacli, Mus. rhén., t. XVII. Cf. en général Lessing, Laocoon, trad. llalberg.
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