POMPÉÏ ET HERCULANUM
d’Antonin ; les Amphithéâtres d’Arles, de Pola et de Trêves. — Les deux premiers sont très bien conservés.
A la tin de l’Empire, les constructions deviennent petites et pauvres : l’art, antique s’en va l 2.
Le hasard d’une épouvantable catastrophe nous a permis, après 1800 ans bien comptés, de connaître, presque aussi bien que les Romains eux-mêmes, la disposition des maisons et la manière de bâtir au premier siècle de notre ère. 11 faut dire ici quelques mots de cette découverte d’un passé enseveli, dont l’exploration nous réserve encore bien des surprises.
Pompéi et Herculanum'-. — 1. L’éruption du Vésuve, en 79 après Jésus- Christ, a enseveli sous la cendre et la lave les deux villes de Pompéi et Herculanum, ainsi que Résina et Stabies3 * 5. Jusqu’au siècle dernier, Poinpéi n’était encore connue que par sa ruine, racontée par Pline le Jeune, et toute trace en avait disparu. En 17-48, deux vignerons rencontrèrent, en creusant le sol, des constructions antiques. Les fouilles, commencées presque aussitôt sous Charles III, et continuées par Murat et les Bourbons, ont été menées avec infiniment d’intelligence et de savoir, depuis 1800, par Fiorelli. Elles ont rendu à la lumière une ville romaine, dont les maisons étaient pleines d’œuvres d’art, les murs couverts d’inscriptions, d’enseignes, d’annonces électorales, etc. L’architecture privée et la vie sociale des Romains se sont éclairées pour nous de nouvelles lumières. — Beaucoup d’objets d’art découverts à Pompéi (1 e Faune dansant, en bronze, les fresques de la maison du Poète, etc.) ont été transportés au musée de Naples. Ce sont surtout des bronzes d’un travail exquis, des peintures, des marbres, des bijoux. — Les principaux monuments sont le Propylée du Forum triangulaire; le Palais d’Eumachia, le