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Minutoli, Vases murrhins

5. Technique. — Le verre, découvert, selon Pline, par les Phéniciens, très fréquent en Égypte, servait à faire des sceaux (<T3iayï<î£; ûà^iva;, C. I. G., 150), des imitations de camées, des coupes, etc. On ne savait pas faire de grandes vitres pour les fenêtres, mais Winckelmann en a vu à Pompéi ayant de 28 à 50 centimètres carrés. Bien que les anciens connussent le verre incolore, ils le fabriquaient surtout colorié, en pourpre, en hleu foncé, en vert. 11 reste beaucoup de jolis verres de couleur, mais de petites dimensions. Voy. Deville, Verrerie antique , 1875. — Les miroirs sont en général d’argent, souvent en bronze avec des dessins (miroirs étrusques); voy. Gerhard, Miroirs étrusques (ouvrage capital). Il existe une douzaine de miroirs grecs décorés de figures au trait. (Dumont, Gaz. archéol., 1878.)

6. Une des coupes les plus célèbres est la patère de Rennes , à la Bibliothèque nationale, en or massif, avec des bas-reliefs représentant la lutte entre Bacchus et Hercule, et IG médaillons d’empereurs romains d’Adrien à Géta (trouvée en 1774). Beaucoup de prétendues patères sont des miroirs.

7. Westropp, Manuel de gemmes antiques, 1875 (angl.); Saglio, Caclatura, dans son Dictionnaire des Antiquités.

GLYPTIQUE ET TOREUTIQUE.

les gravures en creux (comme les sceaux), camées les gravures en relief. Les anciens employaient surtout l’améthyste, l’agate et ses variétés (calcédoine, cornaline, onyx, prase, sardoine, sardonyx). Ils ne savaient pas tailler le diamant. Une de leurs préoccupations était de polir soigneusement toutes les parties des figures gravées : c’est là, pour les modernes, un critérium d’authenticité. On se servait de pierres fines pour orner les coupes (gemmata potoria), usage qui subsista sous le Bas-Empire. Les plus belles pierres antiques figurent aujourd’hui sur des vases d’église 1 2 * .

2. Le travail des métaux précieux et de l’ivoire, toreutique, caclulura , parait être plus ancien que la statuaire en marbre : la statuaire chryséléphantine en est une branche. Troie, Mycènes, l’Etrurie, ont fourni les plus anciens monuments de ce genre. La toreutique employait à la fois les procédés de la fonte et le travail au marteau (en repoussé). Ce dernier travail était appliqué à la fabrication des armes et notamment des boucliers a.

3. Un des premiers maîtres de la glyptique, à laquelle l’usage des sceaux (aç>pa*p$e;) a donné naissance, est Mnésarque de Samos, père de Pythagore (vers 580). On nomme ensuite Théodore 1’A.ncien, qui aurait taillé et monté en or l’émeraude de l’anneau de Polycrate, pierre que les Romains s’imaginaient posséder; et Pyrgotèle, qui eut le privilège de reproduire les traits d’Alexandre.

4. Les plus anciennes pierres gravées ont la- forme de scarabées5, insecte sacré en Égypte, d’où la glyptique est originaire. Les pierres grecques sont en général ovales, et beaucoup sont précieuses parles compositions historiques ou mythologiques qui y sont représentées.

5. La toreutique dut ses progrès à Phidias et à Polyclètc. On connaissait de Phidias des abeilles et des poissons d’un travail achevé. (Adde aquam, nata~ bunt , dit Martial, 5, 55.) On cite, parmi les autres grands ciseleurs, Myron, Calamis, Mys, et surtout Mentor, dont Lucius Crassus, l’orateur, acheta deux coupes pour 100 000 sesterces.

G. La toreutique et la glyptique furent très cultivées sous l’Empire. On connaît deux coupes d’argent avec reliefs sculptés par Zopyre, représentant l’acquittement d’Oreste par l’Aréopage. Pline se plaint, d’ailleurs, de la décadence de la cadatura , accompagnée d’un renchérissement extraordinaire des œuvres anciennes.

7. Dans la glyptique, le plus grand maître après Pyrgotèle est Dioscuride, sous Auguste, auteur du sceau impérial. Il reste des camées signés de lui, mais d’une authenticité douteuse4.

1. Le plus beau morceau connu de sardonyx, le canthare bachique dit Vase de Mithridate ou Coupe des Ptolémées (Cabinet de France], a figuré dans le trésor de l’abbaye de Saint-Denis depuis le ix* siècle jusqu’à la Révolution.

2. En fait d’objets d’ivoire anciens, nous ne possédons guère que la classe des diptyques (tablettes à écrire avec des bas-reliefs sur les côtés extérieurs) des bas temps de l'empire romain ; on distingue les diptyques consulaires, c’est-à-dire donnés par les magistrats à leur entrée en fonctions, et les diptyques ecclésiastiques (Gori, Thésaurus diptychorum , 3 vol. 1739), avec des figures ou des légendes bibliques.

5. Un scarabée d’Égine, en agate, représentant un homme nu qui vient de décocher une flèche, appartenait à Prokesch d’Osten. Un autre, d’Égine également, portant l’inscription KfsovTt<î« el|xt, était dans la collection du major Finlay.

4. Les trois camées les plus importants sont : — I. Le Camée d'Auguste ou Apothéose

d’Auguste, à Vienne, onyx d'un travail achevé représentant la famille d’Auguste en l’an 12,

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