‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 169 sur 591 · LÉGENDES · texte numérisé non relu

LÉGENDES

il eût été impossible de dénommer la plupart de nos bustes antiques l.

2. L’écriture des légendes anciennes est souvent rétrograde2. Parfois, il n’y a dans un mot que quelques lettres écrites de la sorte5. L’écriture boustrophède témoigne, mais non pas absolument, de l’antiquité des monnaies. Les légendes sont disposées circulairement, ou horizontalement, ou en carré autour des types (Mende, Énos).

5. En général, chaque face a sa légende particulière; dans plusieurs monnaies impériales grecques, les deux légendes se font suite.

4. On trouve des légendes bilingues, mi-partie grecques et latines, grecques et phéniciennes, grecques et hébraïques, latines et puniques4.

5. Le nom des habitants de la ville qui a frappé la monnaie est en général au génitif pluriel (0a ai'tov, Tyriorum, s.-ent. nomisma). Le nominatif pluriel et le datif pluriel sont rares : avec le premier il faut sous-entendre asêcuot, vénèrent 5 ; avec le second ccvsôws, a offert. Le nom de la ville est ordinairement au génitif, très archaïquement au nominatif (Messana, Roma), rarement à l’accusatif (Corinthum). On trouve, au lieu du génitif, l’adjectif possessif : Kwiov (s.-ent. vop.iap. a) °.

1. Ajoutez que certaines monnaies nous font connaître désœuvrés d’art disparues, comme la Venus de Cnide, la Minerve et le Jupiter de Phidias, etc.

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