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TYPES MONÉTAIRES

revers, relatant soit des événements mythiques (débarquement d’Enée, sur le revers du médaillon d’Antonin), soit, plus souvent, des événements politiques ou militaires, sont une source précieuse pour l’histoire. Les têtes d’empereurs, jusqu’à Marc-Aurèle, témoignent aussi d’un art très avancé1.

4. Pendant les derniers temps de l’Empire, la décadence se précipite : à la fin du nie siècle le dessin devint puéril, et toutes les têtes se ressemblent. Dans le Bas-Empire, jusqu’à Michel, les légendes sont encore en latin. La vie, le relief et l’invention font absolument défaut : sur les revers, les symboles chrétiens remplacent les images païennes 2 *.

Types monétaires. — Dans les monnaies archaïques 5 les têtes sont rares, mais on trouve des animaux, des figures entières de divinités et de héros. Les revers correspondent en général aux faces ; si la face porte la tête .d’un dieu, le revers présente ses attributs. Souvent on trouve des scènes appartenant à l’histoire légendaire des villes, comme la louve, les Dioscures, la Victoire dans un bige, à Rome ; les exploits de Thésée, à Athènes; le Labyrinthe, Jt Gnosse. Les Grecs ont fait plus d’emprunts à la mythologie, et les Romains à l’histoire. Les types ont parfois avec les noms des villes un rapport purement verbal ; la rose à Rhodes (pétiov), la pomme à Mélos (pôftov), la feuille d'ciche à Sélinonte, le cœur à Cardie en Thrace. Ces sortes de médailles sont dites parlantes 4. Les monnaies romaines présentent des types symboliques abstraits, comme la Fortune (une femme tenant un gouvernail d’une main, une corne d’abondance del’aulre) ; YAnnona (souvent réunie à Cérès, avec la corne, un modius , des épis et une proue); la Sécurité; Y Éternité (femme portant la lune et les étoiles, ou le phénix, comme symbole de l’éternité), etc.

Légendes. — 4. Les plus anciennes monnaies n’en ont aucune. Plus tard, on trouve quelques lettres, souvent une seule (2 = Sicyone, A = Argos etc.). Avec le temps, les inscriptions deviennent plus prolixes, témoignage d’une époque de décadence, dit Eckhel5. Ces textes ont, pour l’iconographie, une valeur inappréciable, car, sans les types et leurs légendes,

1. Bronze île Galba, dont le revers montre Galba haranguant les soldats après son élection ; bronze de Vitellius, avec une naumachie dans le cirque au revers; monnaie d’Antonin, avec Hercule retrouvant son fils Télèphe.

- Saulcy, Classification des suites monétaires byzantines, 1858.

5. Les plus anciennes monnaies grecques ont le quadraturn incusum , qui, avec les progrès de l’art, se remplit de types et de lettres. 11 n’y a que les vieilles monnaies de Populonia dont un côté manque absolument d’inscriptions et de figures.

4. A Rome, on voit sur les monnaies de Publicius Malleolus un marteau , sur celles de Florus une fleur, de Furius Crassipes un grand pied, de PomponiusMusa les neuf Muses, etc.

5. 11 cite quelques exemples romains et ajoute : « Romana turpis servitii excmpla propter eopiam omitto. » Voy. Marchand, Légendes des monnaies romaines, 1869 (très commode).

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