‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 17 sur 591 · LA PHILOLOGIE DANS L’ANTIQUITÉ · texte numérisé non relu

LA PHILOLOGIE DANS L’ANTIQUITÉ

Elle naquit à Alexandrie au troisième siècle avant Jésus-Christ, et eut pour premiers représentants les célèbres bibliothécaires des Ptolémées, Callimaque, Eratosthène, Aristophane de Byzance et surtout Aristarque1. L’école rivale de Pergame produisit Cratès de Mallos (en Cilicie), qui vint à Rome, 167, où il introduisit la philologie. Praelextatus, surtout Varron, et, à l’époque impériale Verrius Flaccus (ier s.), Valérius Probus (sous Néron), Aulu-Gelle (sous Marc- Aurèle), Donat et Servius (ive s.), Capella (ive s.), Priscien (vies.), et Isidore de Séville cultivèrent la philologie latine d’après les principes des Grecs.

A Byzance, la philologie grecque continua à être représentée, non sans éclat, par Photius (ixe s.), Céphalas, Suidas, Eustathe, Tzelzès et beaucoup de compilateurs laborieux. Dans le reste de l’Europe, la littérature grecque était presque ignorée, et la littérature classique de Rome très négligée en dehors des couvents2 *. Dante ne connaît qu’une faible partie des œuvres de Cicéron, dont Pétrarque révéla la correspondance à l’Italie5.

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