Scr. ayas, goth. ais, lat. aes
3. Ou dit aussi Indo-Européens, Indo-Germains, Indo-Celtes, Aryo-Européens, etc. Arya, en sanscrit, signifie noble, et Max Millier le rattache à la racine d ’arare, comme le nom des Touraniens (nomades non-aryens) à toura, qui exprime la vitesse du cavalier. Dans le Vendidad, l’Airyana vaêga (sources de l’Oxus?) est la première contrée créée par Ormuzd. Le Zend-Avesta distingue les contrées aryennes des contrées non-aryennes : Strabon parle de la région nommée Ariaua el des peuples Anaryaques (11, 7, 11). Le zoroastrisme s’étant répandu vers l’Ouest, la Perse et la Médie tinrent à honneur de s’appeler aryennes : Hellanicus cite Arya comme un des noms de la Perse, et Darius s’appelle Ariya dans les inscriptions. Millier retrouve ce nom dans la peuplade germanique des Arii, dans Arioviste, et dans le nom de l’Irlande, Erin. (vi* leçon.)
4. La yj est mar — eau morte (par contraste avec les fleuves, eaux vives). — Le sanscrit vdri n’est pas parent de mare. (Curtius, Étym. gr., 307.)
5. Les preuves par la non-identité d’un mot sont toujours faibles, car d’anciens termes peuvent avoir disparu. Par exemple, tous les Aryens ont désigné la main gauche par des euphémismes, différents de langue à langue, et la main droite par des dérivés de dac, montrer : on en conclurait que les Aryens, avant la séparation, ne possédaient que la main droite. On a mis en avant plus d’un parologisme de ce genre.
6. Rien de satisfaisant comme ensemble. Voy. les ouvrages de Lersch, Graefenhan, Steinthal, mais surtout Classen, de Gramm. graecae primordiis, et le beau livre d’Egger, Apollonius Dyscolc, 1851.
7. I pa(i;j.aTtxr; Iutiv îjvrcj'.pta xfiiv r.tO'j. T.rjvrt-.al$ xi xa\ o-jyYj locÆîû'Ttv w-, èirt tô ro).i> Xsyo|*4vwv .
(Deuys le Thrace.)