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ORIGINES DE LA GRAMMAIRE

soin : l’explication d'Homère, et la réfutation des sophistes. Les premiers grammairiens furent des sophistes qui faisaient profession d’interpréter Homère : on ne trouve de grammairiens proprement dits qu’à Alexandrie1.

1. Pour Platon, la grammaire est l’étude des sons et de leurs signes2. Il distingue déjà les voyelles5 des consonnes muettes4 et des moyennes5. Aristote ( Poét 20) admet trois parties du discours, le nom6, le verbe 7 et la conjonction8. Le verbe et le nom sont soumis à la flexion9. Les noms se divisent en masculins10, féminins11 et neutres1". — Les Stoïciens, grammairiens subtils et souvent bizarres’3, reconnurent une nouvelle classe de mots, comprenant les

I. Bibliographie de la grammaire grecque. — Krüger(nouv. édit. 1877 [ail.]) est un guide très sûr pour la langue attique : il donne à part une excellente grammaire d’IIomère. Mais il néglige la gramm. comp. qu’il appelle « un bavardage de polyglotte », et l’accumulation des exemples rend impossible une lecture suivie de son livre. Kiihner (2 vol., 2e éd. 1869 [ail.]) est un compilateur de mérite, et lient grand compte de la linguistique : mais il confond la grammaire des poètes avec celle des prosateurs (imité en angl. par Jelf; abrégé en franç. parTheil). Les anciens ouvrages dcMatthiae (trad. franç. par Longueville elGail), Buttmann iall.),Bernhardy (Syntaxe, 1829 [ail.]) sont encore très utiles. Je recommande, outre Krüger et Kiihner, Donaldson, Gramm. gradue (angl.), très claire; Madvig, Synt. grecque, trad. angl.; Curtius, Gramm. grecq. (ail.), trad. en angl., espagnol et italien. Les Gramm. grecques de Guérard et Passerat, Chassang et Bailly, exactes et bien disposées, sont insuffisantes pour la syntaxe. — Le de Particula «v, de Hermann, est une monographie modèle; mais la subtilité y est souvent excessive ( argutiarurn promptuarium, dit Madvig). C’est aussi le défaut de Krüger. La grammaire historique du grec reste à faire : mais il y a des travaux partiels. (Voy. pour chaque auteur, les indications de Nicolaï.)

Dictionnaires.— Le Thésaurus d’Eslienne, nouv. édit., par Didot, 1831-65, 9 vol., peut tenir lieu de tous les autres. Schneider, Rost et surtout Pape (2° édit., 1804) ont composé des dictionnaires grecs-allem. maniables et très soignés. Ce dernier a écrit un dictionnaire des noms propres grecs très utile, et un lexique allem.-grec. Les Anglais ont deux excellents dictionnaires classiques grecs -angl., par Donnegan (1 vol.) et par Liddle et Scott (2 vol.). Ils ont aussi un Gradus grec , par Brasse, qui est médiocre, et un très remarquable lexique des Verbes irréguliers , par Veitch (2° édit. 1875). L’Américain Sophocle» a donné un excellent lexique du grec byzantin. Nos dictionnaires d’Alexandre, de Planche, de Chassang, ont le tort de ne pas renvoyer aux passages cités : le dictionnaire franç .-grec de Courlaud-Diverneresse e»l un travail immense, mais qui aurait besoin d’une révision sérieuse. Chassang a donné un lexique grec-français, très portatil et commode, et Talbot un bon lexique fr.-grec. — Consultez encore : Schmidt, Synonymes grecs, 1877 (ail.) ; Curtius, Principes d’étymolog. grecq., 5e édit., 1869 (ail.), son chef-d’œuvre; et, en général, ses Études sur la Grammaire grecque et latine. Le Manuel des racines grecq. de Bailly, 1869, est un très bon guide élémentaire (Cf. 1{. C., VII, 252).

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