‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 190 sur 591 · De orthographia · texte numérisé non relu

De orthographia

9. Ses Nuits attiques attestent des lectures étendues et du goût.

1 IG LEXICOGRAPHES, SCHOLIÀSTES.

troisième siècle, Acron et Porphyrion , commentateurs d’Horace ; et, vers la fin de l’Empire, les auteurs d 'Arts ou Grammaires, Sacerdos, Comminianus, Viclorinus, Aelius Donatus, Charisius, Diomède ; les commentateurs Donat, Servius llonoratus; enfin Macrobe *, MartianusCapella, Priscien, esprit vraiment distingué2; le métricien Terentianus Maurus, Fulgence et Isidore de Séville, auteur d’une Encyclopédie en 20 livres, très répandue au moyen âge.

4. Les deux, travaux lexicographiques les plus importants sont :

1° De la signification des mots , par Vendus Flaccus, dont un extrait, fait par Festus, nous est parvenu dans un remaniement de Paul le Diacre (ixe siècle) ; c’est une source précieuse pour le latin archaïque ; 2° La doctrine abrégée , ( Gompendiosa doctrina ), parNonius Marcellus, contenant des fragments d'une très grande valeur5 des écrivains delà République4.

5. Les schoiiastes les plus utiles sont ceux de Térence (Donat), de Cicéron (fragm. d’Àsconius), de Virgile (Servius 5 ), d’Horace (Porphyrion6, Pseudo- Acron, le Commenlator Cruquianus 7), de Lucain, de Perse, de Juvénal, etc.

0. Au moyen âge, on copie et l’on abrège Priscien, mais la connaissance de la langue fait défaut aux grammairiens non moins que le bon senss. Un des plus fameux, Petrus Relias, commet des bévues d’écolier. L’ouvrage de Sanchez 9 (Sanclius), 1 1601, intitulé Minerva , seu de caitsis linguae latinae , 1587, plein d’hypothèses arbitraires et d’une fausse clarté, a servi de base aux

1. Les Saturnales et son Commentaire du Songe de Scipion sont des monuments de la renaissance classique soutenue par les derniers défenseurs du paganisme.

2. 11 vécut à Constantinople, vers 500; son livre Institutionum grammaticarum libri XYlll resta le fondement de renseignement au moyen âge.

5. Le texte, misérablement altéré, a été fort amélioré dans l’éd. de Quieherat, 1874.

4 On possède quelques lexiques grecs-latins et latins-grecs, réunis par Labbé, 1679 (Pli iloxène, Cyrille), et un Manuel de conversation grec-latin , parPollux (Not. et extr., t. 23).

5. Édit. Lion; vov. la collection Lemaire. Ce commentaire est de différentes mains; cf. Thomas, Essai sur Servius, 1879.

6. Édit. Meyer, 1874. Cf. Usener, de Schol. lloralianis, 1863. Voy. Acron et Porphyrion dans l’édition de Hauthal, 1874-76.

Page 1