Glddius
5. Ca mil lus , Romani. On voit que ni la nature de la linalc ni celle de l’antépénultième ne changent rien à l’accentuation.
4. En grec, la quantité influe sur l’accent, le retient dans certaines limites, mais ne le domine pas. Un mot anapestiquc ne peut avoir l’accent sur la première, ni le circonflexe sur la seconde, mais il peut être paroxyton, oxyton et périspomène (irpo^o-cr);, Tapn|;, rUpuXîj;). En latin, un tel mot doit être paroxyton. — Il faut remarquer la différence entre l’accent latin, régi par la quantité, et l’accent germanique, qui ne tient qu’à l’idée et doit faire ressortir la syllabe principale. Laus donne le composé laudatio-, mais l’anglais whim , caprice, reste en évidence avec son accent dans le composé whimsicalness. Notez d’ailleurs que dans les langues germaniques, où la quantité n’existe plus, la syllabe accentuée est forte , tandis qu’en latin elle est aiguë. Entre les deux syllabes de steigen , il y a la différence d’un forte à un piano : mais entre les deux syllabes de pater il y a la différence de sol à ut (ou un intervalle semblable). Les langues anciennes sont essentiellement musicales.
5. De là, une certaine majesté dans la langue : ol 'Poi|i.aïoi (dit Olvmpiodore) ttâv ovo;*a T:apo;{ivou(u Sià tov xojjltov. Les Latins aimaient tant l’accentuation descendante, que tous leurs monosyllabes étaient circonflexes.
G. Quint., 1,11,8: Curabit ne extremae syllabae intercidant.
7. Dans : ltaliam falo profugus Lavinaque venit, sur six syllabes fortes, une seule, la dernière, est en même temps accentuée (Lavinaque est paroxyton à cause de l’enclitique, qui attire l’accent sur la syllabe précédente).
8. Ex. d’ionique mineur : Quum neque Musarum scopulos quisquam superarat (Euu.l.
Û. Quicherat. Weil donne une raison moins satisfaisante.