IX. — PHONÉTIQUE INDO-EUROPÉENNE
1. La phonétique a pour objet l’étude des transformations régulières par
ridicule de le prononcer comme long. La longueur du ï final dans tes verbes, qui subsiste encore dans Naevius et Plaute, est déjà l’exception dans Virgile.
1 . Car un hexamètre allemand n’est pas une suite de longues et de brèves , mais de syllabes accentuées ou sourdes : Singe den Zorn, o Gôttinn, des Peleiaden Achilleus.
2. Pour Quintilien, criminis causa est un crétique plus un spondée; Diomède et Probus y voient un dactyle et un spondée.
o. « La quantitédes dissyllabes, dit-il, se reconnaît à leurs composés. Voulez-vous savoir si l’i de pins est bref ou long, formez le composé impius : l’accent qui porte sur l’antépénultième vous apprendra que la pénultième est brève. »
4. D. Pitra a publié de nouveaux fragments de Commodien, parmi lesquels ce beau rers, appliqué à Rome : Luget in aeternum quae se jaclabat aeterna. La syllabe ae compt alternativement comme longue et comme brève.
5. Voy. le sarcophage de Constantine, publié par Dübner (Rev. de l'instr. publ., 1841). L’accent moderne a allongé les voyelles brèves accentuées : négo devient niego, pédem = piede ténent = tiennent. Les formes italiennes béne , âma , sont exactement l’inverse des formes primitives bëne, âmat.
6. Tere de France , mull estes dulzpaïs. (Roland, v. 1861.) — Quel giorno più non vi eggemmo avanti. (Dante, Inferno, 5, 149.)
7. n L’accent tonique est le pivot autour duquel tourne la formation des mots dans les langues romanes.» (liiez, Gramm. des langues romanes , 1,468.) Voyez le chef-d’œuvre de Gaston Paris, l'Accent latin dans la langue française, 1862.
8. Cette belle formule est de Renloew, Accent indo-européen. — Benloew et Weil ont rendu compte les premiers de la présence, dans certaines inscriptions romaines, d’accents employés pour marquer la longueur des voyelles, qu’Attius écrivait deux fois ( leege ). En général, les lapicides romains allongent l’i au lieu de le marquer de l 'apex, pour indiquer qu’il tient lieu de ei. Les autres voyelles reçoivent l’accent, mais irrégulièrement.
9. Voy. Bopp, Schleicher, Ascoli, ouvr. cités ; le Ier volume de Farrar et celui de Baudry ;
dois beaucoup au coiu'S de Phonétique professé par Bréal à l’École normale, 1879. La