‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 217 sur 591 · Yoici l’alphabet sanscrit · texte numérisé non relu

Yoici l’alphabet sanscrit

Voyelles : brèves :

— longues :

ri

Diphthongues :

ai

au

Coxsonxes : Gutturales :

kh

gh

Palatales :

ch

cfh

Linguales :

th

dh

Dentales :

th

dh

Labiales :

ph

bh

Semi-voyelles :

Sifflantes :

sh

11 y a donc en sanscrit 5 voyelles brèves et 5 voyelles longues, a, i , u sont

les voyelles primitives communes à toutes les langues. V sont propres au sanscrit, ê et ô sont les cjunas 4 de i et de u ; ai et au les vriddhis. Il y a

phonétique physiologique a été étudiée par Rumpelt, 1869, Merkel et Brücke (voy. Thurot, H. C., III, 588), surtout par Sievers, 1876. Ces quatre ouvrages sont en allemand.

1. Benfey fait observer que les lois phoniques ne sont que des tendances développées du langage : comme telles, elles peuvent admettre des exceptions.

2. La phonétique, pour l’étymologiste, est moins une boussole qu’un garde-fou. Sans la phonétique, on fait dériver feu de fuit, cadaver de caro data vermibus , ou, ce qui semble plus vraisemblable, mais ne l'est pas davantage, aventure de abenteuer, petit de petitum (Ménage), abri de apricus. — Saint Augustin pensait que l’explication des mots est aussi arbitraire que celle des songes : mais J. de Maistre, qui a pourtant contribué à discréditer l’étymologie, dit fort bien : « Ce qu’on sait dans ce genre prouve beaucoup, à cause de l’induction qui en résulte pour les autres cas; ce qu’on ignore, au contraire, ne prouve rien, excepté l’ignorance de celui qui cherche. » ( Soirées , 2° entr.) Le propre d’une étymologie scientifique est de rétablir les intermédiaires par où un mot a passé.

3. Le véritable créateur de la phonétique est Grimm, dans sa Gramm. allemande, 1822; c’est lui quia trouvé la loi fameuse, entrevue par Rask, d’après laquelle, dans les langues germaniques, les Ténues primitives deviennent des aspirées, les Aspirées des moyennes, les Moyennes des ténues ( formule mnémonique TAM), comme on le voit dans noü; = fôtus, çpçâxwp = brôthar, xov = thana, $âx?u = tagr, xûuv = hunths , fi i; = gistra , yovu = hniu ( Lautver schiebungsgesetz = loi de la substitution des consonnes. Cf. Max Muller, Nouv. Leç., t. I. p. 231). — Je rappelle qu’en grec les moyennes sont p, y, 5 ; les ténues k, x, t ; les aspirées o, 0

4. Tout ceci estcontestépar deSaussure, Système primit. des voyell. dans les long, indo-

europ., 1878. Ilovelacque et d’autres avaient déjà revendiqué contre Bopp l’ancienneté de l’r voyelle : Brugmann et Osthoff prétendent, avec Saussure, que l’indo-européen possédait les trois voyelles r, n , m (sons de l’allem. dans jeder , jeden, jedem). Le n voyelle se vocalise en a : cf. êxaxov et centum, et nos, ^«xo; et jecinoris , sanscrit yaknas. En

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