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COMPARAISON DES DÉSINENCES

Ablatif : t : açvd-t. — En grec, on le retrouve clans les adverbes : awcppovw; atocppcvwT. — En latin, le t s’est changé en cl : me-d, se-d , facillume-d (S. C. Baccli.), recta-d l.

Instrumental : â ; n, a : Trâvrn, au,*.

Pluriel. Nominatif : as (sas) ; e;; es , s : bharant-as =: cpspov-r-e; ; — utîtoi, r.a-'pxt sont pour itcuoi;, r.aepai; (?). Ancienne forme Çsvuç pour (Inscript, de Dodone, Carapanos, t. I, p. 202) 2. — Le neutre a, primitivement long, l’est encore dans antea , postea, etc.

Génitif : sâm , dm; (<r«v), oiv ; ram, um3 : tâ-sâm , xa-œv, ista-rum*.

Locatif et Datif : locatif s«, datif bhyas. — En grec, le locatif a remplacé le datif : açvê-shu = i;trot<*i. sm (=sva) est devenu 0F1, ci; dans Î-toici, le second t est une addition postérieure. — En latin, le locatif a disparu; le datif bhyas a donné bus, bis : nobis , rebus5.

Romaï fecit (ciste de Ficoroni), inter sed (S. C. Baccli.), apud sed (Tali. Bantina). Il semble que ce d est le reste d’un suffixe démonstratif : illu-d = viSe. (Bücheler ne l’explique pas.) Une forme mehe, que Quiutilien signale dans les Tragiques, est analogue au grec gotli. mik. — Un seul accusatif latin en im n’a pas de forme secondaire en em : c’est vim. En général, le v et l’r ont été favorables à la désinence im. Charisius et Priscien recommandent securim : Cicéron et Virgile l’emploient, mais Consentius demande securem. Probus laisse le choix entre turremetturrim : Pline n’admet la terminaison m que dans trois mots, fibrim, tussim, sitim.

Jusqu’au viiu s. de Rome, des accusatifs comme avom, suom, se trouvent à côté de pop ulum , dolum. — L’ombrien a perdu l 'm final à l’accusatif de toutes les déclinaisons.

1. Le d de l’ablatif est constant dans la colonne Duillienne, dans le S. C. des Bacchanales; entre 568 et 600 (époque de Plaute) il tombe en désuétude. Ritschl a voulu supprimer tous les hiatus de Plaute en rétablissant le d à la fin des mots. Il a été vivement attaqué par Bergk [D final en latin [ail.]) à l’occasion de sa 2e éd. du Trinummus (1871) où il écrit animod, arbitratud (R. C., XI, 569, etWagner, éd. du Trinummus [angl.]). L’osque a conservé l’ablatif en ad.— Savelsberg (Particules en d et m produites par apocope [ail.]) pense que prodsed-, red-, sont des apocopes de pro-de , se-de, re-de, formés comme in-de, et non des ablatifs archaïques. De même tum, quum, tam, etc., seraient pour to-ni , quo-ni, ta-ni, formés à l’aide du suffixe ni que l’on retrouve dans Tïjvixa, to’jtovi, et non des accusatifs.

God. Hermann considérait l’ablatif comme un cas de création récente, inventé par les Latins pour débarrasser leur datif du trop grand nombre d’emplois dont il était chargé. Par des arguments tirés de la nature de l’esprit humain, Hermann démontrait qu’il ne peut y avoir plus de six cas ! Quintilien (1, 4, 26) soupçonnait déjà l’existence d’un 6° cas latin ayant la forme de l’ablaLif, dans des expressions comme liasta percussi : c’jest l’instrumental.

2. 11 y a deux nominatifs pluriels des thèmes latins en o : agroi — ’i^oi ( poploe , pilumnoe, formes rétablies dans le chant des Sulienspar Stilon), et acjros, Romanos (ombr. Ikuvinus). Dans le fameux vers de Pomponius (Nonius, p. 500), il n’est pas sûr que quoi laetilias soit un nominatif pluriel, comme le veulent Ritschl et Freund.

Le suffixe es, nominatif plur. des thèmes consonnantiques (jmtres — pateres), tomba au ve s. ; plus tard, on dit boves comme si lenomin. sing. était bovis, et la terminaison ês, plus stable, fut introduite même dans les noms grecs (Bücheler-Havet, p.55; c’est tx’ès contestable),

3. Cf. Oeocwv (= 0î9.(7uv) et mensarum ( =mensasum ), osque mensazum.

4. Génit. latin en ium et um. — Les règles des grammairiens sont arbitraires. On trouve hereditalium dans les inscriptions. Seyffert (Gramm. lat. [ail.]) a édicté que les adjectifs et participes prennent la terminaison ium, qui se change en um quand ces adjectifs ou participes deviennent des substantifs; mais Horace dit gerentum/recentum, clientum.

o.llya des tracesd’un datif plur. en as (gr. ’OXu[Ait:.aTi) :Divas Corniscas sacrum (C. I.L., I, 814). L’osque a un datif enais, intermédiaire entre abus et is. — Dans le latin archaïque et populaire, on trouve amicibus, generibus (Acgener). Les terminaisons en is résullentd’un affaiblissement.

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