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COMPARAISON DES DÉSINENCES

Désinences. — Singulier. Nominatif : s1. — Le neutre remplace le nominal if par l’accusatif en m, v. Quand le s disparaît, il y a allongement par compensation : Tîoip.iov = rroip-ev-;. Le vocatif est un nominatif allégé, souvent identique au thème.

Génitif : sya , as; ojo, toc, oc; is, s: açva-sya; ittîtou = [r.-o-cjo ; ttoXümc = wcXe/'-o;. — En latin, on trouve senatu-os. L’i du génitif equi est un locatif. Romae ( Romai ) est un locatif substitué au génitif Romaes , Romais : on trouve les génitifs familias 2, Prosepnais 3.

Locatif et Datif: i, ai. — En grec, le locatif s’est substitué au datif : on retrouve le sens du locatif dans les expressions adverbiales Mapaôwvt, otxot, */ap.at. — En latin, le locatif a remplacé le génitif des deux premières déclinaisons et a donné le datif des autres4.

Accusatif: m, am; v : açva-m, i'ac-v, equu-m 5.

l’article ; ils distinguèrent les -4 cas, doOij ou dygp.atmxii], yevtxnî , &oxixt|, aîxiaxtxi]. Les grammairiens appelèrent le vocatif xT^xuv). Le nominatif s’appelait aussi 9i;xa, positio , parce qu’on en formait tous les autres cas. — Genitivus est une mauvaise traduction de yevixT, iïTw<7iî, dont le sens est cas général ou attributif : le sanscrit peut former des adjectifs par l’addition de tya , gr. <no-; : On divise la déclinaison en : I. Déclinaison des

thèmes voealiques (en a, e, o), c’est-à-dire la 1”, 2° et 5e latine vulgaire, et la lr' et 2e grecque; — IL Déclinaison des thèmes consonnantiques ou semi-vocaliques {i, v), ou terminés par une diphthongue, c’est-à-dire la 5e et 4e latine, la 5' grecque. Le vieux latin no connaît pas les thèmes à diphthongue : = Aciles.

La déclinaison latine, dans sa tendance à simplilier, se laisse envahir par les désinences en i. Les adjectifs grecs comme pçap; deviennent breguis = brevis. Cette tendance (Bréal, Kirchhoff) a été exagérée par l’osque et l’ombrien, qui disent manim, suivi. Schleicher voit dans cet i un affaiblissement de Vu (cf. lacrima de lacruma).

1. En grec et en osque, les thèmes masculins en a conservent la désinence as : vîavia^, Numas. En latin, sauf dans paricidase t hosticapas (Festus), l’s s’est perdu, comme dans l’homérique vî©î)^yeo£xa Zsû;. Les thèmes en e conservent l’s, mais ils ont une forme secondaire en a : luxuries, luxuria.

2. La terminaison as prédomine en vieil ombrien: tutas Ijuvinas — civitatis Iguvinae. La terminaison latine aï, encore dans Virgile, reparaît dans Ausone et Prudence.

5. Cüchcler admet un génitif italique popolois analogue à Prosepnais. L’épel i est antérieur à ei: au vic s., l’i s’était même abrégé, puisqu’on trouve les noms d’esclaves : Marpor (= Marcipuer), Naepor (—Naevipuer). Lucilius prescrivit d’écrire le génitif sing. par i, le nominatif plur. par ei. — Senati et les formes analogues sont, les plus fréquentes au siècle de Sylla, dans Sisenna, Salluste et Cicéron.

Bücbeler voit dans intervins un génitif comme l’allemand unterivegs (cf. pater familias, Prosepnais ) , Corssen un accusatif pluriel, et Dréal un datif plur. comme foras = foris. (Cf. une inscription [C. I. L.,1, 814] : Devas Corniscas sacrum.) Dansles noms en es, on trouve des exemples d’un vieux génitif en es (pour eis) : Rabies germina. (Lucrèce.)

Le génitif sing. des thèmes en io est i. Bentley et, après lui, Lachmann ont établique ce n’est que plus tard, sous Auguste, qu’apparaissent les génit.enu (Ovide, Properce; Virgile dit une fois fluvii). Des locutions comme res mancipi restèrent dans la langue. (Sous le titre de Plauti fabulae, on confondait, selon Varron, les pièces de Plaute et d’un certain Plautius.)

4. Les thèmes en i ont deux locatifs, i et e (ai abrégé) : ruri, rare. Les infinitifs, qui sont des locatifs ou des datifs, présentent les deux formes : fiere, fieri. L’ombrien a des formes locatives faisant au sing. mem, pluriel fem : Bréal a montré que ce sont des accusatifs en m et f(—s) suivis de la postposilion em, latin in. — L’osque et le latin ont conservé un locatif en ai, ae, pour la lre déclinaison ( Habitat Romae), en i pour la seconde Lugduni), en i ou e pour la 5e. — La terminaison en e du datif, qu’on trouve dans des nscriptions latines, prédomine en ombrien : ase = arae.

o. Charisius et Diomède mentionnent, dans Plaute, des accusatifs en d : on trouve med

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