NOMS DE NOMBRES
1. Les langues aryennes s’accordent jusqu’à cent : mais un, marqué dans chaque langue par un des nombreux pronoms de la troisième personne, est exprimé très diversement : par êka en sanscrit [êkas, seul), en zend par êva, partout ailleurs par ûnas (moins) ; le grec uJ.v. se rapproche de p.e"ov, moins, et sî; est pour és!;, ayant même racine que Ssï va3. — êka, comparatif êka-taras, se retrouve dans sxarspo;, dans Codes (= êka-odos), dans caecus (=z êka-ocus, primit. de oculus ), dans KuxXfxL (— êka-oclos, et non xuxXig; w(L). tisras (trois) se retrouve dans çatasar (quatre) (= êka-tisras?) , d’où il suivrait que les Aryens primitifs ne comptaient que jusqu’à trois. (Bopp.)
2. Voici les étymologies proposées pour les 10 premiers noms de nombres : un de ûn, retrancher; deux de dau, couper; trois de tar, intercaler; quatre de cat, diviser; cinq = r. svre de pac, serrer la main; six, sept, huit???-, neuf de nava, le nouveau, le dernier de la série; dix de daç , couper; cent de cat, diviser, etc. Mais ce ne sont là que des hypothèses4.