‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 228 sur 591 · PRONOMS · texte numérisé non relu

PRONOMS

1. Agglutination pronominale. — Dans les langues aryennes, les pronoms ont une tendance générale à s’attirer et à s’agglutiner : SS's = sa-sa fait encore tgïgAccti, -wvJswv, dans Homère et Alcée. Une inscription de Naples donne heicei , locatif de hicce6. Ipse fait eampse dans Plaute, ipsam à l’époque classique. Meme est pour le latin vulgaire memet ipsissimum. Meunier a prouvé qu 'islius est pour isti-ius , isti étant le génitif-locatif en i, et ius un génitif enclitique

1. Après le comparatif, le sanscrit et le latin employaient l’ablatif; le gothique, l’anglosaxon et le vieil haut-allemand, le datif instrumental; le grec et les langues romanes le génitif (plus de cent francs).

2. Selon Ascoli, pour çiXoxcnoç, trace de l’ancien état de la langue où l’accent pouvait se trouver sur la 4' syllabe. ( Genèse du suffixe -a-w, 1876 ; Cf. R. C., XX, 227, art. de Bréal.)

3. Thème démonstratif da. Bréal a le premier émis l’idée que oOîïi; et [a-^eL; viennent de 0Ù-&E1';, |A7|-$et'î. Le génitif £évo; est dans Alcée, et le grec moderne dit 8iv avec le sens de rien (rem). Homère ne connaît ni oùSsjjua, ni |AY]5Etj.ta. Bailly a remarqué en outre que les formes oùSéve;, ;av)Séve;, ne s’expliquent pas si olStiç = où5è-eT;.

4. l’oit ( Différence des langues de l’Europe prouvée par les noms de nombres, 1866 [ail.]) croit que les noms de nombre avaient à l’origine une signification concrète, et non pronominale, comme le pensait Bopp. Il a cité beaucoup de cas où un même mot désigne la main et cinq, où vingt =homme (pieds et mains), où les noms de quelques unités sont identiques à ceux des doigts. Mais il y aura toujours contre lui l’exemple de unus, êkas, eins, dont l’origine pronominale est incontestable.

5. àvTwvi>(itai. Apollonius appelle les pronoms personnels gcvaSwa'i àvTwvu[Ju‘at, parce qu’une seule forme exprime les trois genres.

6. Pacuvius emploie dans le sens de aù-crj une forme sapsa, provenant d’une racine sa dont on a, dans Ennius, les accusatifs sam, sum. — Avant Auguste, on ne trouve jamais hi, mais seulement les pluriels composés avec le suffixe ce : heisce, hisce. — On trouve chez les Doriens la forme airauxo; à laquelle correspond le vieux lat. eniem.

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