‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 239 sur 591 · Ombrien fufans = erant · texte numérisé non relu

Ombrien fufans = erant

2. Une désinence latine comme amatir a pu se perdre. On trouve en vieux latin une 28 p. del’impérat. praefamino {sis), forme analytique, c’est-à-dire populaire, comme amamini. — En lithuanien, l’s du réfléchi a subsisté : veja = \e hit; vejas = vehitur. En anc. irlandais, s est devenu r comme en latin. La 2e p. du pluriel se forme en lithuanien comme les autres : vejati-s= vehitis-se. Elle diffère dans l’ancien irlandais par une anomalie inexpliquée : birid = ferimini. — Mommsen a contesté la théorie de Bopp sur le passif latin par la raison que l’osque, qui ne change pas s en r, présente cependant des passifs en r. Corssen, défendant Bopp, observe que l’osque affaiblit s en z, ce qui est un premier pas vers IV. Gabelenz (le Passif [ail.]) a montré que la formation du passif par adjonction d u réfléchi se retrouve en madgyare et en brésilien. D’autre part, Bentey et Whitley Stokes ont émis l’opinion, en 1872, que le r est dû à un auxiliaire ar, aller. (Bréal, R. C., t. XI, p. 197.)

3. L’idée du présent étant abstraite et ne correspondant à rien de réel ( Iloc quod loquor,

inde est), le besoin d’un radical du présent ne s’est pas fait dès l’abord sentir à la langue* Ce qu’on appelle le présent est un ancien futur, et le sens du futur s’est très bien conservé dans tltAi (futur atlique d’É^/oixai) ; cf .je vais à Paris demain. Quand la langue a formé les futurs composés (Xù-uw), le futur simple a été employé avec le sens du présent. On conçoit que le radical de ce futur simple soit en général la racine renforcée; car l’on insiste sur l’idée d’un acte pour le présenter comme voulu ou futur. — D’autres présents sont d’anciens passés : oT'Sa, memini.

-i. Ainsi, Atiittu est le guna de Xtit, que l’on retrouve dans ïXmtov. Telle est la théorie de Bopp; mais Saussure (op. cil.) prétend renverser la notion du guna, comparée par Havet

Page 1