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TEMPS SIMPLES

Classe IV. — La racine est renforcée de rj : 5'éuc-vj-p.t.

Classe V. — va est ajouté à la racine : ci’au-vYi-p.i, £ap.-va-p,sv.

Les cinq dernières comprennent les verbes en w et les verbes contractes.

Classe VI. — a est ajouté à la racine sans modification (gr. c, lat. i) : bhar-â-mi, XO-c-p.sv, veh-i-mus.

Classe VU. — a est ajouté à la racine renforcée : bôdh-a-ti (budh) epsû^-op.£v(«puq,)J deic-it = dïc-it (dïc).

Classe VIII. — a est ajouté avec intercalation de n : vind-a-ii (vid) ; <icp£-^-o-p.ev (crcpty) ; tang-i-mus (tag).

Classe IX. — va est ajouté à la racine : nah-ya-ii. En grec, j se résout en t ou disparaît de diverses manières : Acucaat (8a.-ja), few (Jo x-ja), <patvw (<pa -vja), cpûw (ou ja). En latin, le son i subsiste : capit est pour cap Ht, et la finale it est primitivement longue. — Cet infixe î/a, ajoute à des thèmes nominaux en a pour former des thèmes verbaux dérivés (et non plus seulement le thème du présent), est l’origine de tous les verbes contractes1 : timayâ-mi — lima-ô-mi = timaô ; en latin ,amat — ama-it= ama-ja-ti , moneo— mana-yâ-mi , etc. aya est devenu o/o, y o, cjo en grec, a, é , ï, en latin.

Classe X. — On ajoute ska ( scr . kha) à la racine : ar-kha-ti, cpa-cnc-to, na-sc-or. Le sens de cet infixe est inchoatif (comp. nosco et novi).

Une onzième formation, propre au grec et au latin, consiste dans l’addition, à la racine, de to, ti : vur-Tc-asv, plec-ti-mus . Cette formation se retrouve en lithuanien, langue très proche parente du latin.

Remarque. — Tous les verbes latins peuvent se répartir entre la flexion directe, représentée par la 3e conjugaison en o, etla flexion contracte en ao(o), eo, io , répartie elle-même dans la l,e, la 2e et la 4e conjugaison vulgaire2.

Formation des temps simples. I. Imparfait. — On ajoute l’augment et les désinences secondaires au thème du présent : e-sa-m.

II. Aoriste second. — Formé avec la racinenue, Faugmentet les désinences secondaires : a-dâ-m, e-Ao-v. Il reste une forme del’aor. 2 latin : parens ~ têkwv ( pariens — tuctwv). Les aor. grecs avec redoublement, wpope, Xs'Xaôov, etc., semblent avoir eu une force causative ou intensive. (Curtius.)

III. Parfait second. — Redoublement de la racine, renforcement de la voyelle primitive, et addition des racines pronominales ma, sa, ta; la racine tud fait tutôd-a 3. En grec, le redoublement est toujours en s : Tcs'-rcAnya, Xé-

à la vieille idée du phlogistique, qui rend compte des faits à rebours. L’t d'eAtwov serait un affaiblissement de et, et Tetuto perdrait l’e à l’aoriste comme ité-rofAcu, aor. èntô(JUïv. Ou admettra difficilement que le radical du présent soit antérieur à celui de l’aoriste, car la notion du passé est moins abstraite que celle du présent.

1. Le scr. forme ainsi toute une classe de verbes dérivés : açvâyâ-mi = equos cupio.

2. La division en quatre conjug. n’est ni dans Varron ni dans Macrobe, mais date du iv° ou du v' siècle. Comminianus, Probus, Donat, Diomède, Isidore, comptent encore trois conjug. et comprenncut dans la 3* les verbes en ere et ire. C’est Charisius et Triscien qui ont introduit la 4' conjug. La vraie division, en verbes purs et contractes, est donnée par Clédonius etEutychès (reprise en France par Dutrey, dans sa Gramm. lat., 1843).

3. Époque monosyllabique : tud-tud-ma. Agglutinative : ludtudma. Flexionnelle : tutôda. L’enfance et la passion, qui nous ramènent à la nature, expriment ce qui est achevé par une répétition : « Il est parti, parti! » « C’est fini ! fini ! » Le parfait n’est pas tant un passé (dont l’idée est exprimée par l’aoriste) qu’un présent intensif : ol£a, okuXoi, odi, memini .

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