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ADVERBES, PREPOSITIONS, CONJONCTIONS

1. Les adverbes2 sont des noms devenus indéclinables à certains cas, surtout au datif, à l’accusatif et à l’ablatif : orrouori, primum, roirptv, con¬

tinue). De même, en français, volontiers, envis, dérivent d’ablatifs bas-latins en is (Littré). Les désinences tim, £o'v, êY.v ( partim , x. puê&nv, porpuSov), sont des accusatifs5, tus, ôsv, dérivent du suffixe scr. tas marquant éloignement d’un lieu, et qui s’ajoute aux substantifs ( caelitus , tto'ôsv). — Le scr. forme les adverbes de lieu avec les pronoms et le suffixe Ira = tara, que l’on retrouve dans citra, ultra, pariter.

2. « Toutes les vraies prépositions, dit Bopp(§ 995), peuvent être ramenées à des pronoms. » Ati, sur, acllias, sous, sont dérivés du thème démonstratif a. Au scr. ati correspond le latin at dans at-avus : âvrt est le scr. anta , fin, qui est lui-même d'origine pronominale (ana?)i.

3. Les conjonctions indo-européennes dérivent de racines pronominales3 4. On, quod, das 6, sont d’anciens pronoms neutres. — Si se dit en scr. yadi, qui dérive du thème relatif ya; de même si dérive du thème réfléchi se, et le grec st est pour iSi, qui est identique à yadi. — Aid se rattache à la racine d’aùto;7, p-svet^s sont parents de p.ta et £uo (premièrement... deuxièmement).

— Sede st formé avecle préfixe de secerno. — c,0;, quam , ontla même origine que les pronoms o;, qui. — Les négations ont aussi une origine pronominale.

— Où se rapporte à ava, et yi dans oùyj se rapporte au thème pronominal ci, qui a donné également le latin que. [Cf. ne[c) et neque.] Les négations na, ne, ni, m, se rattachent à la racine pronominale na, qui répond à illud et marque l’éloignement8. D’autres négations sont des substantifs : (3aiov (—pas) 9, cf. goutte, pas, mie. On voit que la langue, comme l’esprit, conçoit la négation comme une petite quantité ou Y éloignement, et ne peut nier qu’en affirmant.

1. L’interjection n’appartient ni au langage proprement dit, ni à la grammaire. Audax (ap. Hagen) la définit : Pars oralionis ostendens animi motum per suspirationem. Le mot interjectio a etc introduit par Palémon, sous Tibère.

2. è.TO.pç-ri(.ia-câ. état S'jvàptu iittfleTtxà t Civ pyj^otT wv (Apoll. Dyscole). — Apollonius distingue 3 classes d’adverbes, ypovtxà, T&iuxâ, <jyrtXia<mxà. Théod. de Gaza les range conformément aux 9 classes d’attributs qui, avec la substance, forment les 10 catégories d’Aristote.

3. Les adverbes latins et grecs sont surtout des ablatifs ou des locatifs : islinc = istimo 4- le suftixe démonstratif c; = samât (abl.) Exemples de datifs et de locatifs : ya^al, r.iSoi, nove, facillumed, imprufid (osque pour improbe). — Mox est un anc. locatif, sanscrit maksû = vite.

4. Les prépositions sanscrites les plus fécondes en congénères sont : apa, de (àito) ; api ,

sur (èiti) 5 abhi, vers (àp».œt) ; ava, de (ai-, au-)', apari, sur (taép) ; ut, sur (dans tmeço; = ûo-Tepo;) ' prati, contre (ujoti, antar, entre (Ivta;) ; paçcât, après {post). Elles

servent surtout en composition.

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