LYRE, CITHARE
plus lard, à dix-huit (deux octaves). La lyre devenait ainsi toute semblable à la harpe moderne.
Cet instrument étant petit, rond et léger, on le tenait au bras gauche, ou entre les genoux, ou contre la hanche. Le son en était plein et fort, propre à la solennité des grandes fêtes. On touchait de la lyre soit avec les doigts (^àXXstv), soit avec un plectre en ivoire ou en bois (xpsxeiv), soit des deux manières ensemble ou alternativement.
II. La Cithare, analogue à la harpe comme la lyre primitive au luth, était montée sur un pied d’airain et ressemblait pour le reste à la lyre. On en jouait debout, avec accompagnement de chant et plus tard de flûte. Archiloque avait introduit entre les chants des soli de cithare comme intermèdes. L'institution de concours de cilharistes fit bientôt dominer la recherche de l’effet dans l’exécution, d’où les grandes réputations de Phrvnis et de Timothée, que raille Aristophane dans les Nuées, et dont le poète comique Phérécrate1 comparait le jeu au bruit des fourmis. Timothée se piquait d'imiter, sur la cithare, le grondement de la tempête.
III. La Phorminge, instrument d'Achille et de Phémius, sorte de cithare que l’on portait sur le dos et dont on jouait dans les festins.
IV. Le Barbitos, originaire de Lydie, avec des cordes beaucoup plus longues que la cithare, introduit en Grèce par Terpandre et Anacréon.
V. La Pectis, instrument polychorde des Lydiens, introduite par Sappho, et identique, selon Aristoxène, à la magadis.