MÈTRES DU GENRE ÉGAL
Mètre dactylique. — Les dactyles se rencontrent sous forme d edipodies, Iripodies, tétrapodies, penlapodies et hexapodies. La tripodie était la plus anciennement usitée : d’elle dérivent le vers élégiaque et l'hexamètre. La pentapodie est rare.
Hexamètre1. — Aristote (Poét., 24, 5) appelle le mètre héroïque ou hexamètre le plus grave et le plus majestueux des mètres-. Les Anciens (Paus., 10, 5, 4) attribuaient à la prêtresse Phémonoé, de Delphes, l’invention de l’hexamètre, qui aurait d’abord servi pour les réponses d’oracle.
1. Nature des pieds de V hexamètre 3. — 1. Ludwich a compté dans Homère
I vers spondaïque sur 18 hexamètres4. Dans Ennius, on trouve IG spondaïques sur 450 hexamètres qui nous restent de lui. Les Alexandrins et, à leur exemple, Catulle, abusèrent de l'hexamètre spondaïque, au point d’importuner Cicéron5.
II devient rare dans les poètes de la décadence.
2. Le dactyle prédomine dans les quatre premiers pieds de l’hexamètre.
IIiatcs, Élision. — Les grands prosateurs, Démosthène, Isocrate, Théoponipe, ont évité l’hiatus qui, en poésie, est tout à fait proscrit; la chute du F a produit dans Homère beaucoup d’hiatus qui ne sont qu’apparents. Les remanieurs et interpolateurs de ses poèmes, constatant ces hiatus sans en connaître l’origine, se permirent dans leurs additions des hiatus réels, là où un ancien F est inadmissible : de là, l’embarras de la critique, et le triomphe très peu justifié des adversaires du F, chaque fois qu’un pareil vers se rencontre. Dans l'élision ou synalèphe , Ahrens a démontré que la voyelle élidée ne disparaît point, mais sonne comme une petite note (appogiature) devant la voyelle suivante. — Quand une voyelle longue finale rencontre une voyelle initiale, il se produit une crase, si la fusion est exprimée dans l’écriture (i^c>8a.), et une synizèse ou synccphonèse, si elle ne l’est pas (£•>] à^cpoTiotü- Oev). h'aphérèse , ou suppression d’une voyelle initiale à la suite d’une voyelle longue, sc trouve surtout chez les poètes attiques (w ’vaS). Le plus souvent (dans le genre dactylique la voyelle longue finale est abrégée par la voyelle qui suit : elle perd un temps , comme la voyelle brève dans l’élision (avSja jaoi eweite). Les diphthongues s’abrègent en général au lieu de s’élider : les finales en ai (sauf l’infinitif) sont les plus exposées à la synalèphe : jîouXÔn? Iy<ü. — Parmi les voyelles, u ne s’élide jamais, e toujours, sauf dans ï$é chez Homère, et t ne s’élide jamais aux datifs de la 5e déclinaison et dans -ci, ou, itsçi.