Quidve dolens regina {Aen
PENTAMÈT R E.
mère)1, soit à la fin du quatrième pied (césure bucolique)"2 *. Avec la césure bucolique, le quatrième pied est nécessairement un dactyle5.
Distique élegiaque. — Il résulte de l’union du vers héroïque avec un hexamètre dicatalectique4.
L 'élégiaaue ou pentamètre comprend deux cola réunis en un vers ou stique 5. 11 est très rare que le premier côlon ne se termine pas avec un mot6. Les mélriciens de la décadence, Diomède, par exemple, considèrent la dernière syllabe du premier côlon comme douteuse : les classiques, en repoussant cette licence, prouvent que les deux cola du pentamètre ne forment pour eux qu’un seul vers 7 .
Distique archiloquien. — Il se compose de l’hexamètre et de la seconde moitié du pentamètre, dite premier archiloquien 8.
Distique alcmanique. — 11 se compose d’un hexamètre suivi d’une tripodie dactylique suivie d’un spondée9.
Dactyles éoliens. — Dans les hexamètres dits sapphiques ou éoliens, les poètes éoliens considèrent le premier pied comme une base et substituent au spondée qui la formait à Y origine le trochée, l’iambe et même le pyrrhique. On trouve dans les tragiques un assez grand nombre de cola dactyliques, où le premier pied, considéré comme base, peut être transformé de diverses manières10 11.
Dactyles anacrusiques. — On appelle anacruse 11 une syllabe longue ou brève, semblable aux notes isolées ou mesures incomplètes qui commencent nos morceaux de musique, dont les anciens lyriques aimaient à faire précéder les côla dactyliques. De l’emploi de ces vers dans les marches processionnelles, ils ont reçu le nom de prosodiaques 12 13 .
Vers anapestiques. — L’anapeste est un dactyle renversé 15. Par contraction
1. IxTiçva'. lljtâ;j.o.o rô/cv. [II., I, 18.) — Celte césure est surtout fréquente clans Lucain, qui lui doit des effets sublimes inconnus aux poètes grecs : Erravit sine voce dolor. — Sed salis est jam posse mort, — servitium fugisse manu.
2. Die mihi, Damoeta, cujum pecus ? J An Meliboci? ( Bucol. , 3, 1.)
5. Une césure devant la dernière syllabe du vers ne choquait pas les Grecs : on la trouve même dans plusieurs vers consécutifs. [II., 21, 587.)
4. Le nom du pentamètre provient d’une manière vicieuse de scander l’élégiaquc, où quelques mélriciens anciens reconnaissaient 5 pieds (2 dactyles ou spondées, 1 spondée et 2 anapestes). Yoy. Quintilien, 9, 4, 98; Weil , Ann. de philol., 1865, p. 655.
5. ort^o;. Cf. Iléphestion, p. 116, qui distingue les arî/oi des *oùa.