poOptà; tçtijT]|*o
10. Le mot tpoyaïo; vient de tpô/o,-, course , et signifie rapide.
11. On a dérivé le mot tapt6o; : 1° d’IdjA^, servante du roi d’Éleusis, qui fit rire Cérèslors-
qu’elle vint éplorée à Éleusis, cherchant sa fille Proserpine; 2° d’ylapiSo;, un fils de Mars ; 5° de OfiaptCo; ou ùvai pa^v ; 4° de la|x6t’CEtv, railler; 5° de ta r, làit-Tw, jeter (Curtius ; seule étymologie admissible). t«g serait devenu l«-»p comme xop^* par nasalisation. Le
sens primitif serait versus jaculatorius. Voy. Christ, Métrique, p. 516.
12. Ce nom dérive de l’usage du rhythme troehaïque dans la danse. Les grammairiens appelèrent trochée le pied où la lre est longue de nature ( sCime ) et chorée celui où elle est longue de position (esse).
15. Aristote dit que le trochée est xopSaxixdrrîjo;, et contraire à la gravité de la tragédie, C’est le mètre des chants de triomphe satiriques à Rome. — Les trochées ont leur place marquée dans Y épirrhème de la parabase, et lorsque le chœur se meut avec précipitation,
VERS I AMBIQUES.
2. Comme les trochées se scandent par dipodies, et que par suite deux trochées forment un pied composé avec un seul ictus principal, la dernière syllabe du ditrochée, considéré comme un côlon , passait pour douteuse : d’où la règle que, dans les vers trochaïques , le trochée peut être remplacé par le spondée aux pieds pairs. Les comiques romains étendent cette licence à tous les pieds.
5. Les cola trochaïques les plus usités sont la tripodie acatalectique, le dimètre et le tétramètre.
Tripodie acatalectique. — On l’appelle aussi mètre ithyphallique. Inventée par Archiloque, elle fut placée par lui à la suite delà ligne dactyîique ou anapestique1. Dans les poètes postérieurs (Euripide, Plaute), elle se trouve ajoutée à toute espèce de vers, et la ligne qui en résulte s’écrit comme un vers unique.
Djmètre trochaïque ou tétrapodie trochaïque catalectique, appelé par Iléphestion mètre euripidéen. Il était très aimé des poètes lyriques et dramatiques. Chez les Grecs, tous les pieds devaient être des trochées purs; les comiques romains admettent partout le spondée et le dactyle. D’un mouvement rapide, ce mètre se prête très bien à la danse : Pralinas l’a employé dans son fameux hyporchème2. Les lyriques lui ont conservé le nombre de sept syllabes5; mais les tragiques admettent la résolution des longues en brèves4.
Tétramètre trochaïque catalectique. — Il se compose d’un dimètre trochaïque acatalectique et d’un catalectique3, ou vers archiloquien. Les lyriques grecs n’emploient dans ce vers que le trochée, et les résolutions de longues sont très rares à l’avant-dernier pied. Les comiques latins se sont donné. toutes les licences possibles.
Vers iambiques. — 1. D’après Pollux, l’iambc fut inventé par Terpandre et servit d’abord dans les chants bacchiques. Archiloque l’employa exclusivement.
2. On peut considérer les lignes iambiques comme des lignes trochaïques avec une anacruse : par suite, aux pieds impairs, l’iambe peut céder la place au spondée6. Les comiques latins ont introduit le spondée partout, sauf toutefois au dernier pied.
5. Le trochée était le mètre de la vieille tragédie7, et on le trouve encore dans les Perses d’Eschyle ; mais il fut bientôt remplacé par l’iambe, qui semblait plus voisin du langage de la conversation8.
4. Les mètres iambiques les plus employés sont le trimètre iambique et
tétramètre iambique.
Le trimètre iambique ou sénaire , le vers le plus usité dans l’antiquité avec l’hexamètre, se compose de trois dipodies iambiques, ou, ce qui revient au même, de trois dipodies trochaïques avec anacruse. — On trouve chez les
1. o'jv.£6’ OàVXst; àitoùôv yçôcr | xàççsTtu y àç y$y). (Archiloque.)