‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 301 sur 591 · Siao-ùIAaSov iAiàtsof ov · texte numérisé non relu

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7. Les poètes dramatiques s’interdisent le pyrrhique et se permettent le tribraque.

8. Maecenas a, taris édité regibus. Il est difficile de rendre compte des deux dernière> syllabes. Weil voit dans ce vers un trimètre antispastique.

9. JSiillam, [ Yare, sacra vite prias severis arborent. (Hor., Carm., 1, 18, 1.) Weil voit dans ce vers un tétramètre antispastique; les Allemands le décomposent en trois cola trochaïques catalectiques. Je ne peux qu’indiquer ici ces deux opinions.

10. 11 a pour type ce tetrametre d Alcec : S s'.X«v, îjxî zxTav xaxoxàxuv . Toute b*

strophe d’Horace, 3, 12, est en ioniques mineurs qui se suivent sans interruption.

11. Super alta reclus Atys céleri raie maria.... Les vers de ce genre ne peuvent se

VERS LOGAEDIQUES.

Vers logaédiques. — Le mot logaédique signifie qui tient de la prose et des vers. Les vers de ce genre se composent d’un dactyle (pur ou avec anacruse), accompagne de plusieurs trochées complets ou incomplets. Ils peuvent commencer par des trochées servant de base. Euripide et Aristophane, suivis par les poètes postérieurs, résolvent les longues du dactyle et des trochées1. On emploie surtout la tripodie et la tétrapodie logaédiques.

Vers glyconique. — C’est un vers logaédique composé d'un dactyle précédé d'une base, suivi d’un trochée complet et d’une demi-mesure. Son nom lui vient d’un poète inconnu, probablement alexandrin, qui n’aura fait qu’en développer l'emploi, car il se trouve déjà isolément dans Anacréon3.

Vers phérécratien. — C’est un glyconique cataleclique. De son union avec le glyconique est né le vers pbiapéen5, ainsi nommé parce que l’Alexandrin Euphorion l’employa dans ses Priapées. 11 se trouve de temps en temps dans Pindare et les tragiques. Anacréon a composé tout un poème dans ce mètre.

§ Itf. — MÉTRIQUE DES CHŒURS.

La métrique des poètes lyriques et des chœurs du drame grec restera toujours pour nous une question obscure, à cause de la perte de l’accompagnement musical qui, en dissipant les ambiguités du chant, motivait la variété et la succession des rhythmes. Toutefois, si la mélique de ces poètes nous est inconnue, l’analyse métrique de leurs œuvres a fait de tels progrès, qu’il a été possible de résoudre les systèmes les plus compliqués, et même de rétablir, au moyen des résultats acquis, des textes lyriques gravement altérés4. Hermann, Bœckh, Dindorf, Brambach, lleimsœth, Westphal, Weil, ont employé à ces travaux difficiles beaucoup de patience et de pénétration.

Dans ce qui suit, je ne donne qu’une idée générale de la composition des chœurs, en renvoyant, pour les détails, aux ouvrages de Westphal et de Christ.

Développement de la poésie chorique3. — 1. Archiloque inventa les épodes , qui furent d’abord non pas des strophes, mais des vers de

ramener au type du tétramètre ionique qu’en admettant beaucoup de licences, par exemple des anaclases, c’est-à-dire des transferts d’un temps, retranché d’un pied pour être ajoute à un autre. Ce mètre bizarre a un caractère extatique ou funèbre.

1. 11 est difficile d’admettre un changement de rbythme dans le débit et l’accompagnement des vers logaédiques. Les dactyles des logaédiques sont probablement cycliques, c’est-à-dire ne valent (pie trois brèves, ce qui les ramène à la durée du trochée.

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