‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 300 sur 591 · r.çoko'fà; Ixxi [AéyçiyoçQÜ ù<t6$ou · texte numérisé non relu

r.çoko'fà; Ixxi [AéyçiyoçQÜ ù<t6$ou

5. Le premier s’appelait particulièrement toù; natwvwéç, et le quatrième t.oj; inrof/v,-

l».«TlXÔç.

6. So/;xôç, tortueux. Arist. Quint., p. 64 : Si èxaXoüvto 8ià. xi itotxi^ov xa\ àv&jxotov. Une

curieuse polémique sur le dochmiaque s’est engagée jadis entre Rossignol etVincent ( Journ . de l'Jnstr. publique , 1816).

DOCHMIAQUE ET CHORIAMBE.

nombre de trente-deux1 2 3. Les dochmiaques sont très fréquents dans Eschyle et Euripide, surtout dans les monodies où sont exprimées des émotions violentes ; ils sont plus rares dans Sophocle et les comiques.

2. Rhythme choriambique. — Le choriambe ne vient pas, comme son nom pourrait le faire croire, de la combinaison du chorée avec l'iambe : c’c>t une dipodie dactvlique catalectique. A cause de sa parenté avec le dactyle, ses longues ne se résolvent jamais en brèves.

Le tétramètre ciioRiAMBiQUE est le plus usité-. Le dimètre était employé comme prélude 5 ou comme conclusion 4. Horace s’en sert comme prélude d’un choriambique plus long5.

Le vers asclépiade est un choriambique précédé d’une base. Celte base, chez les poètes éoliens, est un dissyllabe indifférent 6, spondée, trochée, iambe ou pyrrhique7 8. Horace, qui prit ce vers à Alcée, ne se permet jamais une autre base que le spondée : Sénèque et Prudence firent comme lui. On distingue deux sortes d’asclépiades : le petit asclépiade s, qui comprend cbux choriambes, et le grand asclépiade, qui contient un choriambe déplus9.

RIIÏTHME TOXIQUE.

Ce rhythme comprend deux sortes de vers, Y ionique majeur et Y ionique mineur , ainsi nommés de leur mollesse, conforme au caractère des Ioniens.

L’ionique majeur, ou vers sotadéen, du nom de Sotade, poète satirique de l’époque alexandrine. Ce vers, dont l’élément métrique est l’ionique majeur

( - u u), peut prendre les formes les plus diverses. Ennius et Varron, à

Rome, en ont fait usage dans leurs satires ; Térentianus Maurus a écrit en Vers sotadéens une partie de son poème sur la métrique.

L’ionique mineur (u u — ) a été employé par les premiers lyriques grecs10. De ce mètre parait dériver le galliambe (ainsi appelé des Galli , prêtres de la Mère des dieux), que Catulle a employé dans sa célèbre pièce d'Atys (ex)11 : c’est un tétramètre ionique catalectique.

1. Seidler, de Versibus dochmiacis, 1811. Le docliniiaque est donc, comme disaient les Grecs, iro).'j(T)rri|AàTi(7To; au plus haut degré. — D’autres citent comme forme type du dochmiaque : amicos tenes, exemple donné par Cicéron.

2. Sappho : vjv aGçat Xào txs;, xaMLxo[Jiol x=* M&îarai. Cl’. Ausone, Idyll., 7. — Le dernier

choriambe est remplacé par un di-iambe catalectique. Weil n’admet pas l’explication donnée ci-dessus du choriambe, qu’il rattache au genre double.

Page 1